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OUI au Télétravail mais pas tout seul !

Vous découvrez peut-être cet exercice nouveau qu’est le Télétravail . Voici quelques conseils pour ne pas vous sentir trop isolé.

Un écran d’ordinateur, un smartphone… Voilà les « seuls »collègues de bureau que plusieurs millions de salariés confinés et désormais en télétravail, vont avoir pour compagnons de route pour les jours à venir. Voici quelques conseils pour éviter le sentiment de solitude qui pointera tôt ou tard le bout de son nez :

On communique mais pas à tout-va:

Loin du bureau, il est indispensable d’utiliser le téléphone, les SMS ou encore la viso-conférence pour garder le contact avec son N+1, ses équipes, ses collègues, ses prestataires ou ses clients. Mais attention de ne pas décrocher son téléphone à tout bout de champ! Il est important d’apprendre à « hierarchiser » ses moyens de communication. Privilégiez le téléphone pour les sujets « urgents et importants », le SMS pour faire passer un message de moindre importance, un courriel pour détailler des sujets »complexes » et pouvant attendre quelques heures ou jours pour obtenir une réponse et la visio-conférence uniquement pour les réunions de travail. Cela permet de ne pas se retrouver noyé sous les messages venant de toutes parts, de répondre prioritairement à ceux qui en valent la peine pour ne pas avoir la désagréable sensation de se retrouver gérer un trop gros flux d’informations tout seul et pouvoir appeler à l’aide un collègue.

Faites des pauses café avec vos collègues

Même disséminés, les collègues d’un même service peuvent avoir besoin de recréer, virtuellement, les moments de convivialité d’une vie de bureau. Là encore, les outils de communication moderne sont une aide précieuse. On pourras créer une groupe sur WhatsApp pour échanger les anecdotes et donner des nouvelles mais aussi convenir d’un temps de pause à deux ou trois, par smartphones interposés en utilisant les applications Skype, Zoom …

Télétravailler ne signifie pas avoir le nez dans son écran dans jamais relever la tête du matin au soir. Il est recommandé d’encourager ses équipes de s’offrir des moments de répit pour échanger ses expériences et prendre des nouvelles de chacun.

On se donne rendez vous !

Il est utile de convenir d’un rendez vous téléphonique quotidien à heure fixe avec son équipe.

Et encore plus qu’en temps normal: on n’hésite pas à demande de l’aide!


Le retour du Petit Prince

Chaque matin, depuis son retour sur son astéroïde B612, le Petit Prince observe la Terre depuis sa lunette télescopique.

Et depuis quelques temps il est heureux, et chaque jour un peu plus heureux!

Souvent, il s’inquiétait de ce qu’étaient devenus tous ceux qu’il avait rencontrés pendant son séjour sur la planète bleue : l’aviateur tombé, comme lui du ciel, le renard qui lui avait enseigné les délices de l’amitié et l’importance à savoir apprivoiser ses amis « On ne connait que les choses que l’on apprivoise ».

Souvent il avait peur de ce que lui révélait sa lunette : à chaque révolution autour du Soleil, la couche des nuages sulfureux qui obstruaient le globe terrestre s’intensifiait.

Or, depuis quelques semaines, comme par miracle, le phénomène s’inversait . Il pouvait désormais voir le dessin des côtes, le relief des terres, les océans, les villes et des paysages imperceptibles à l’automne dernier. Et même ce désert dont il avait aimé le vent et les dunes de sable.

Seules des écharpes de nuages, des tourbillons de cumulonimbus flottaient doucement dans l’espace mais sans cesser de voyager.

Lui, qui avait les bronches fragiles au point de ne jamais retirer son écharpe, voyait dans la configuration de ces ciels dégagés, l’autorisation de voyager.

Aussitôt dit, aussitôt fait : il profita du passage d’un comète interstellaire pour faire le trajet et se laisser tomber doucement chez ses amis. Hier matin, il atterrissait sans heurt chez nous.

Le hasard fit bien les choses. Il voulait visiter le pays que les hommes appelaient la Chine et qu’il n’avait jamais pu voir depuis son astéroïde à cause de ces brouillards épais et persistants et la Comète l’avait lâché tout près, dans le grand désert de Mongolie.

Bientôt un cavalier apparut de la vaste steppe. C’était un chaman parti cueillir des herbes .

L’homme offrit au Petit Prince un bol de thé salé mélangé à du lait chaud puis alluma du feu. « Ainsi, lui dit-il , tu es revenu… » et devant l’air étonné de l’enfant il ajouta « Tu es célèbre. Ton portrait est, je dois le dire, très ressemblant.« 

Ils échangèrent des nouvelles et bientôt de sa drôle de petite voix, le Petit Prince posa la question qui lui brûlait les lèvres. « que sont devenus les nuages de Chine? ». « Ils se sont dissipés parce que l’activité qui les provoquait a cessé elle aussi. C’est une aubaine, » expliqua le Chaman. « Ce que tu penses être des nuages est en fait un poison, un composé de CO2 et de NO qui cause, par an, 60 millions de morts par an et 4 millions de nouveaux cas d’asthme chez les enfants« . « Mais pourquoi avoir attendu tout ce temps pour prendre ces dispositions? » s’étonna le Petit Prince.  » Oh, ce n’est pas à cause de ces maladies ni des dévastations que la pollutions inflige à la planète comme à tôt ce qui y vit, mais à cause d’une nouveau virus et de la crainte d’en mourir » annonça le Chaman.

Le Petit Prince réfléchit puis objecta fort logiquement : « Ce virus doit être un tueur redoutable si l’on arrête tout quand on n’a rien fait pour sauver 60 millions de gens et tous leurs enfants« .

Le Chaman hocha pensivement la tête et jeta dans le feu quelques herbes qui firent pétiller les flammes. « Voyons, insista le Petit Prince, tout le monde doit être heureux maintenant que tout est enfin arrêté. Les hommes auront le temps d’apprendre à se connaitre et d’avoir des amis. Et la vie de leurs enfants, des roses et des renards est sauvée, n’est ce pas? ».

Le Chaman poussa un long soupir et se tut. Alors le Petit Prince comprit et il pleura. Comme l’aviateur, le Chaman ne sut plus trop quoi dire .

« Il se sentit très maladroit . Il ne savait comment l’atteindre, où le rejoindre. C’est si mystérieux le pays des larmes« … et si monstrueux l’appétit des hommes…

D’après Christiane Rancé

Et n’oubliez pas notre formation :

Pouvoir se dire : « J’ai le temps »

Le temps n’est pas élastique, j’imagine que vous vous en êtes aperçus… Souvent, vous vous dites « je n’ai pas le temps », « le temps passe trop vite » et « si j’avais plus de temps »…

Rappelez vous le Lapin dans « Alice au Pays des Merveilles »…

Vous vous convainquez vous-même que ce n’est pas votre faute, il n’y a pas assez de temps dans une journée tout simplement ! Ce qui est incroyable, c’est que nous avons tous le même nombre d’heures dans une journée ! 

Einstein, Mère Teresa ou encore Steve Jobs, eux aussi avaient 24 heures dans une journée. Quel était leur secret ? 

Reprendre la responsabilité de sa vie, de son temps. C’est ça la clé !

Accepter que nous sommes responsables de ce que nous choisissons de faire ou de ne pas faire.

Tout réside dans l’intention de porter consciemment notre attention sur ce qui est vraiment important pour nous, définir ce qui est prioritaire pour nous, pourquoi c’est vraiment important, et garder ce fil rouge en tête, chaque jour, chaque heure… Alors comment faire en sorte que le temps redevienne votre allié ?

Personnellement je m’entraîne à changer mon vocabulaire et je remplace les « je n’ai pas le temps de… » par « je choisis de faire ceci en priorité » ou « ceci n’est actuellement pas ma priorité ».

 Je reprend les rênes de ma vie et cela me fait un bien fou !J

Bien gérer son temps… c’est passer à l’action

Il est important de garder en tête son ou ses intentions et ses choix, pour ensuite définir les objectifs à accomplir en priorité. Pour passer à l’action, décomposez vos objectifs en petites actions faciles à réaliser afin d’atteindre sereinement votre objectif. 

Ces petites actions constituent en quelque sorte votre plan d’action. Chaque jour, mettez un point d’honneur à réaliser au moins une de ces petites actions. Suivre votre plan et réaliser une action par jour vous permettra de rester constamment connectées à l’essentiel, votre essentiel. 

Cela vous sera beaucoup plus facile de prendre des décisions en conscience, et donc de les accepter et de passer à l’action !

Il vaut mieux faire un tout petit pas, ou un petit quelque chose d’imparfait, que rien du tout!

Peu importe votre objectif , créer un plan d’action fonctionne pour tout !
Pensez-y lorsque vous sentez la procrastination vous guetter.

Quelques trucs !

  •  Dès le matin, planifiez les actions ou tâches les plus importantes à réaliser
  • Définissez les tâches prioritaires et éliminez les tâches qui ne sont pas nécessaires.
  • Faites une chose à la fois, c’est beaucoup plus efficace. Cela évite de vous éparpiller et d’avoir l’impression de ne pas avancer.
  • Il vaut mieux planifier moins de tâches dans votre journée et avoir plus de temps pour vous au final, qu’en mettre trop et se sentir submergé ou déçu de ne pas avoir tout fait 
  • Avancez pas à pas, une petite action à la fois.
  • Chronométrez le temps que vous prend chaque tâche pour pouvoir mieux estimer le temps nécessaire par la suite. Vous vous rendrez vite compte que répondre au dernier mail d’un client prend rarement plus de 3 minutes, montre en main !
  • Ne programmer maximum que 50% ou 60% de votre temps. Il y a toujours des évènements imprévisibles. Gardez le temps restant pour gérer ces imprévus, vous reposer ou faire quelque chose d’agréable ! Cela vous permettra de ne pas vous épuiser inutilement et de toujours garder une marge de sécurité en cas de débordement sur l’horaire.
Gardez à l’esprit la loi de Parkinson qui dit que 
« toute tâche tend à durer pour occuper tout le temps disponible. »
Cela signifie que, sans échéance, une tâche aura tendance à s’éterniser.
D’où l’importance de se fixer des délais, un temps ou une date limite.
  • Prenez le temps de vous féliciter régulièrement pour chaque action effectuée, chaque objectif atteint. Vous êtes formidables, ne l’oubliez pas !
  • Accordez-vous une pause. Prenez le temps de souffler et de vous changer les idées. Au delà d’un certain temps, on devient forcément moins efficace, moins rapide, car nous sommes fatiguées. Il est donc important de faire des petites pauses régulièrement lors de tâches plus longues ou fastidieuses.

PROCHAINS ATELIERS :

  • MIEUX ACCOMPAGNER SON EQUIPE : 25 ET 26 FEVRIER 2020
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2020 , l’année du bon sens !

A longueur d’année, notre esprit commente, analyse, s’évertue à trouver du sens à tout ce qui lui arrive. Elaborant le formidable récit de ce qui fait et défait une existence, il tisse, lie en un sacré patchwork toutes les expériences rencontrées.

En ce début d’année, il m’a été donné de vivre quelque chose de difficile. La réaction incompréhensible d’une personne que j’aime et dont je croyais être aimée.

Et depuis, … mon esprit s’agite !

Comment ne pas surenchérir à une expérience émotionnelle difficile? Comment cesser de « se raconter » l’histoire, rester précis, factuel quand l’illusion et l’erreur d’appréciation peuvent nous vouer à un certain malheur.

Choisissons de devenir de fidèles et bienveillants historiens de ce qui arrive. L’enjeu est de taille car il faut éviter de finir aigris, amers.

Dans nos récits, que mettons nous en exergue? Quels événements saillants retenons nous? Quelles rengaines tournent en boucle dans nos têtes?

Avant toutes choses, loin de se décourager, apprenons à faire la différence entre les points de détail et l’essentiel.

En bon stoïcien, Epictète écrivait dans « Manuel » que  » ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses , ce sont les jugements qu’ils portent sur les choses ».

Le chroniqueur interne qui consigne mes faits et gestes est il seulement réaliste, empli de compassion? A quoi prêtons nous l’oreille? A la peur qui fait de tout une montagne? Au ressentiment qui nous pousse à broyer du noir?

Puisque nous tenons intérieurement le registre de nos jours, tâchons de nous y livrer avec générosité, sans exagération. redoublons de rigueur, de nuances pour n’exagérer ni banaliser ce qui survient. Pour parfaire notre art de raconter, il faut certainement liquider ses vieux réflexes, « je suis nul », « je n’y arriverai jamais », « c’est toujours pareil ».

Relisons le fil de notre vie pour y trouver notre voie, nos ressources et surtout la fraicheur inouïe du mystère qui constitue chacun de nous et qui nous rend vivant !

Belle année à tous !

Valérie GUHUR-PIROUX

FORMEZ VOUS AVEC NOUS

« ACCOMPAGNER UNE EQUIPE »

Formation assurée par Nabil TAK TAK et Valérie GUHUR PIROUX

Cette formation s’adresse aux managers, aux responsables RH et aux coaches.

25 ET 26 FÉVRIER 2020

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Pendant les vacances : lâcher prise =

Lâcher prise
C’est ne plus s’agripper au passé
Mais s’ouvrir à l’instant présent
Ce n’est ni craindre, ni espérer en l’avenir
Mais construire celui-ci au présent

Lâcher prise c’est dénouer le fil de la peur?
C’est dénouer le fil de toutes les peurs.
C’est accepter de faire confiance,
Faire confiance en la vie
Et se faire confiance,

Lâcher prise c’est apprendre à agir
Et non à réagir,
C’est apprendre à aimer
Sans rien attendre,
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en l’autre,
C’est savoir accepter que l’autre soit différent,
Et l’aimer tel qu’il est,
C’est apprendre à pardonner
Et à se pardonner,
C’est aller au delà des apparences
Et s’ouvrir à ce qu’il y a de meilleur en soi-même.

Lâcher prise c’est naître et renaître à chq inspiration
C’est porter un regard sans cesse renouvelé
Sur tout ce qui nous entoure.

Lâcher prise c’est savoir écouter sans se croire obligé
De conseiller ou de diriger,
C’est respecter l’autre et se respecter.

Lâcher prise c’est savoir se taire
Pour que vive le silence
C’est apprivoiser le silence
Pour que naisse la Paix !

Très belles vacances à toutes et tous.

SE RECONSTRUIRE APRES L’EPREUVE

Résilience : Dans les années 1950 une psychologue, Emmy Werner, était en charge de 700 enfants maltraités dans l’archipel d’Hawaï.
30 ans plus tard, elle retourne dans ces îles et constate que 30% d’entre eux ont appris à lire et à écrire, ont fondé une famille alors que les psys de l’époque auraient trouvé plus normal qu’ils deviennent délinquants…
Qu’avaient ils donc de plus ces survivants ?
En fait, dans les 3 premiers mois de leur vie, ils avaient bénéficié de l’attention d’une personne qui leur avait manifesté de l’amour et en qui ils avaient confiance.
Ce souvenir, ancré en eux, les rendait capable d’affronter le monde et de demander de l’aide pour s’en sortir.

La notion de résilience est entrée dans le domaine de psychologie dans les années 1990 grâce à Boris Cyrulnik mais elle vient initialement de la physique et plus exactement de la métallurgie.

La résilience, c’est l’aptitude d’un corps (une barre de fer par exemple) à résister aux pressions et à reprendre sa forme initiale.
Aujourd’hui, on parle de « résilience environnementale ou écologique » pour désigner la capacité d’un écosystème, d’une population ou d’une espèce à retrouver un fonctionnement « normal » après un bouleversement en profondeur.
Boris Cyrulnik explique que c’est une sorte de ressort invisible, de pulsion de vie, l’art de naviguer dans les torrents. C’est être capable de changer de regard sur les malheurs vécus. Ce n’est jamais un exploit ou une performance car nul n’est jamais résilient seul.

JAMAIS TOUT SEUL
Derrière chaque personne résiliente, il y en a une autre, qui a su tendre la main au bon moment.
Le résilient est davantage le rescapé d’un naufrage qu’un héros triomphant. Souvent, il a cru que tout était foutu et une petite lumière a jailli pour le guider vers la côte.
Oeuvrer à la résilience, ce n’est pas faire revenir la personne à son état d’avant l’entrée dans la douleur. Après un choc, un drame ou un traumatisme, la personne n’est plus jamais la même. Elle ne sera pas non plus la personne qu’elle aurait pu être si elle n’avait pas connu cette épreuve. Le blessé de l’âme se remet à vivre, à penser, à aimer, se libère progressivement mais il ne s’agira jamais d’une guérison. Il restera toujours des traces de la blessure dans son esprit et aussi dans son cerveau. Ces traces pourront l’inviter à plus de tolérance et de sagesse.

LES ARBRES AUSSI…
Peter Wohlleben, garde-forestier allemand et auteur de la Vie secrète des arbres (Les Arènes) a démontré qu’un éco système aussi fragile qu’une forêt avait la force de se remettre d’un incendie ou d’une autre catastrophe grâce aux racines qui constituent le cerveau des arbres.
Selon lui, les arbres sont en effet des êtres sociaux qui se sachant interdépendants, tendent souvent à coopérer en sous-sol. « Si l’un d’entre eux est victime d’une espèce d’insecte, il peut en informer d’autres qui se préparent à se défendre mais aussi à lui venir en aide en développant les substances adéquates ». Les voisins d’humus seraient ils donc des tuteurs de résilience? Selon lui, moins que des liens nécessaires à la survie, il y aurait entres les arbres des « liens d’amitié », donc des « relations choisies ». ST

LA RECONNAISSANCE DE L’AUTRE EST SAGESSE, LA CONNAISSANCE DE L’AUTRE EST ILLUSOIRE.

La communication implique avant tout la reconnaissance de l’autre.

La connaissance de l’autre , comme de soi d’ailleurs est une utopie.

Toujours imparfaite, car jamais achevée, partielle et donc partiale, cette prétendue connaissance de l’autre fige la représentation que l’on en a et donc, par ricochet, notre relation avec lui.

Il apparait alors urgent de remplacer le « connais-toi toi même » par ce conseil beaucoup plus modeste « reconnais l’autre pour mieux te reconnaitre toi-même, et ainsi être mieux reconnu ».

Passer de la connaissance à la reconnaissance de l’autre semble un chemin plus efficace pour exploiter les effets d’influence d’un dialogue respectueux.

Le dialogue est l’instant suprême de la reconnaissance de l’autre.

La reconnaissance de l’autre, de sa valeur et de ses ressources, constitue une sorte de câble d’acier qui relie les individus dans le respect.

L’individu évolue d’autant plus facilement qu’il se sent respecté et reconnu dans son identité.

Seul le respect de l’autre permet son évolution : avoir une image constructive de soi, s’accepter et se sentir accepté sont les éléments de base du développement humain.

Mépriser l’autre revient à ne pas prendre en compte la valeur intrinsèque de la personne et donc à se méprendre.

Dans nos conventions de présentation, nous avons très souvent le réflexe de mettre entre exergue ce qui nous distingue des autres en exposant ce que nous sommes et ce que nous faisons.

Et si nous modifions cela en présentant d’abord le lien qui nous rassemble ?
Dans le milieu professionnel, cette attitude est indispensable pour favoriser les liens de coopération .

Bien des problèmes conflictuels entre services opérationnels et fonctionnels, entre services administratifs et commerciaux résultent de cette fameux distinction-séparation à l’origine des phénomènes de dévalorisation et de mépris qui polluent les relations de travail.

La mise en commun initiale établit le point d’ancrage de la construction du « nous ».

C’est la qualité du « nous », à la base de toute relation, qui permet à chacun d’évoluer en devenant paradoxalement un peu mieux lui-même.
Le chiffre de la relation humaine n’est pas 2 mais 3 : je, il, nous.

Selon Lao Tseu « le un engendre le deux et le deux engendre le trois qui engendre le un ».

RETROUVER UNE VIE INTERIEURE

Et si, en ce début d’année, il nous venait l’envie très forte de ralentir le rythme de la course qui nous épuise, de laisser tomber un peu nos compensations et dépendances, de désamorcer la mécanique de violence qui s’enclenche dans le coeur de chacun de nous pour comprendre et prévenir celle qui déferle à l’occasion dans nos maisons, nos écoles, nos banlieues comme sur les régions en guerre, un peu de recul personnel ne serait-il pas nécessaire ?

Pour apprivoiser nos vieux démons et démonter nos scénarios habituels, pour réconcilier ces parties de nous qui, en se divisant, continuent de diviser le monde e un peu de recul personnel n’est il pas nécessaire ?

Thomas d’Ansembourg, dans son livre « du JE au NOUS » nomme ce recul à l’intérieur de nous, « l’intériorité ». Et si c’était elle qui se révélait la condition d’accès inspirante à la bienveillance éclairée pour soi et pour l’autre, à la pacification intérieure et extérieure, à la confiance et au respect mutuel, à l’accueil des différences, à la solidarité, à la créativité, à la gestion non violente des conflits, à la capacité de transformer nos habitudes de pensée, nos systèmes de croyances et de réflexion (et donc de transformer notre rapport à la vie, la nature et la terre) et à la disponibilité nécessaire pour devenir récepteur de Sens et peut-être émetteur? Et si nous regardions l’intériorité comme la clé du bien-vivre ensemble qui transforme et ouvre la voie d’un vrai changement social ?

Il me semble que , quand la difficulté se présente, quand nous ne nous comprenons plus et que nous ne comprenons plus ce qui nous arrive, quand les conflits s’instaurent en systèmes de relation et l’ennui ou les passages à vide en mode de vie, quand rien ne va plus et que d’une manière ou d’une autre l’heure du changement sonne dans nos vies , ce dont nous manquons le plus ce n’est pas de ressources mais d’accès à ces ressources. Je parle de ressources intérieures comme l’imagination, l’intuition, la créativité, l’intelligence du coeur, la puissance d’action et de transformation, la confiance, la paix et l’amour bienveillant.

Ce qui nous manque le plus devant l’obstacle n’est pas le moyen de le dépasser mais la capacité de recul qui permet de trouver ces moyens et d’envisager comment démonter l’obstacle, le traverser, le contourner, sauter pas dessus, faire avec ou même l’utiliser…

L’intériorité est cette capacité à prendre du recul, à se retirer à l’intérieur de soi pour pouvoir s’observer, se mettre et se laisser mettre en question, pour laisser poindre les vrais enjeux, qui n’apparaissent que par paliers de conscience successifs.

Socrate disait « Connais-toi, toi-même »et il précisait « et tu connaitras l’Univers et les Dieux… » Dans la même intuition que Confucius, le philosophe grec avait bien perçu que la connaissance intime de soi n’est pas un enfermement dans la complaisance narcissique mais la clé de l’ouverture de conscience humaniste, de l’attention à la vie et à l’univers et la condition pour vivre l’expérience de la transcendance.

Il n’y a pas de citoyenneté sans conscience ! Le citoyen du monde en ce début du 21ème siècle ne peut faire face aux défis sans sortir de son inconscience , c’est à dire sans remettre profondément en cause sa façon d’être au monde, de vivre son appartenance aux différents groupes auxquels il appartient , ainsi que sa façon de trouver un sens à sa vie et d’y intégrer des rapports humains solidaires. La citoyenneté d’aujourd’hui a besoin de s’enraciner dans une conscience élargie.

A citoyenneté nouvelle, conscience nouvelle : le développement social durable s’enracine dans le développement personnel profond…

 

Formez vous avec nous : 06 77 64 83 30

1er février : Paris – Cohésion managériale de l’équipe

3 février : les Ulys – Prise de parole en public

8 février :  Paris – le Management au quotidien

16 février : Bondoufle : Améliorer ses relations avec les acteurs locaux

AU MOMENT DES BONNES RESOLUTIONS : REALISER SON PROJET DE VIE

L’affirmation de soi est -elle égale au nombre de like sur les réseaux sociaux? Quel étrange mystère est pour moi la recherche que font certains de leur popularité sur Face book ou Twitter…

N’y aurait-il pas là une certaine confusion entre la contemplation de ses succès via la confirmation de « son public » et le véritable accomplissement de soi ?

Si la tendance à s’afficher sur internet est courante chez les adolescents et représente une véritable stratégie pour attirer l’attention des autres sur soi, elle devient problématique chez les adultes victimes du cliché selon lequel l’accomplissement de soi est la réussite extérieure.

1 – L’affirmation de soi :

Au jeu de la comparaison sociale, on ne sort jamais gagnant car il y a toujours quelqu’un pour paraître plus accompli. Chercher à dépasser les autres pour se surpasser, c’est foncer droit dans un mur sur lequel sont inscrits les mots « jalousie, rancoeur, regret »…

S’accomplir suppose de réaliser son projet de vie de manière libre et autonome. Il faut une bonne dose de maturité psychologique pour être capable de s’investir dans des buts significatifs pour soi. Il en faut pour résister aux sirènes de la réussite sociale et privilégier une conception personnelle de la réussite , faite sur mesure , dans les bonnes dimensions de nos désirs , selon nos propres critères du bonheur.

Dans ce domaine, il n’y a pas de comparaison possible.

Chacun a sa propre vision de vivre sa vie, et non celle d’un autre!

Quand on répond à ses aspirations, à ses valeurs, que l’on investit sa vie, on se sent partie prenante de son existence. On en profite pleinement soi-même et on en fait profiter les autres. On lui donne un sens , une direction et on garde le cap sur ses objectifs.

Accomplissement de soi rime avec cheminement de vie. Le fil d’Ariane de ce chemin de vie est la fidélité à soi-même, l’authenticité de ses choix, de ses décisions, de ses valeurs.