RETROUVER UNE VIE INTERIEURE

Et si, en ce début d’année, il nous venait l’envie très forte de ralentir le rythme de la course qui nous épuise, de laisser tomber un peu nos compensations et dépendances, de désamorcer la mécanique de violence qui s’enclenche dans le coeur de chacun de nous pour comprendre et prévenir celle qui déferle à l’occasion dans nos maisons, nos écoles, nos banlieues comme sur les régions en guerre, un peu de recul personnel ne serait-il pas nécessaire ?

Pour apprivoiser nos vieux démons et démonter nos scénarios habituels, pour réconcilier ces parties de nous qui, en se divisant, continuent de diviser le monde e un peu de recul personnel n’est il pas nécessaire ?

Thomas d’Ansembourg, dans son livre « du JE au NOUS » nomme ce recul à l’intérieur de nous, « l’intériorité ». Et si c’était elle qui se révélait la condition d’accès inspirante à la bienveillance éclairée pour soi et pour l’autre, à la pacification intérieure et extérieure, à la confiance et au respect mutuel, à l’accueil des différences, à la solidarité, à la créativité, à la gestion non violente des conflits, à la capacité de transformer nos habitudes de pensée, nos systèmes de croyances et de réflexion (et donc de transformer notre rapport à la vie, la nature et la terre) et à la disponibilité nécessaire pour devenir récepteur de Sens et peut-être émetteur? Et si nous regardions l’intériorité comme la clé du bien-vivre ensemble qui transforme et ouvre la voie d’un vrai changement social ?

Il me semble que , quand la difficulté se présente, quand nous ne nous comprenons plus et que nous ne comprenons plus ce qui nous arrive, quand les conflits s’instaurent en systèmes de relation et l’ennui ou les passages à vide en mode de vie, quand rien ne va plus et que d’une manière ou d’une autre l’heure du changement sonne dans nos vies , ce dont nous manquons le plus ce n’est pas de ressources mais d’accès à ces ressources. Je parle de ressources intérieures comme l’imagination, l’intuition, la créativité, l’intelligence du coeur, la puissance d’action et de transformation, la confiance, la paix et l’amour bienveillant.

Ce qui nous manque le plus devant l’obstacle n’est pas le moyen de le dépasser mais la capacité de recul qui permet de trouver ces moyens et d’envisager comment démonter l’obstacle, le traverser, le contourner, sauter pas dessus, faire avec ou même l’utiliser…

L’intériorité est cette capacité à prendre du recul, à se retirer à l’intérieur de soi pour pouvoir s’observer, se mettre et se laisser mettre en question, pour laisser poindre les vrais enjeux, qui n’apparaissent que par paliers de conscience successifs.

Socrate disait « Connais-toi, toi-même »et il précisait « et tu connaitras l’Univers et les Dieux… » Dans la même intuition que Confucius, le philosophe grec avait bien perçu que la connaissance intime de soi n’est pas un enfermement dans la complaisance narcissique mais la clé de l’ouverture de conscience humaniste, de l’attention à la vie et à l’univers et la condition pour vivre l’expérience de la transcendance.

Il n’y a pas de citoyenneté sans conscience ! Le citoyen du monde en ce début du 21ème siècle ne peut faire face aux défis sans sortir de son inconscience , c’est à dire sans remettre profondément en cause sa façon d’être au monde, de vivre son appartenance aux différents groupes auxquels il appartient , ainsi que sa façon de trouver un sens à sa vie et d’y intégrer des rapports humains solidaires. La citoyenneté d’aujourd’hui a besoin de s’enraciner dans une conscience élargie.

A citoyenneté nouvelle, conscience nouvelle : le développement social durable s’enracine dans le développement personnel profond…

 

Formez vous avec nous : 06 77 64 83 30

1er février : Paris – Cohésion managériale de l’équipe

3 février : les Ulys – Prise de parole en public

8 février :  Paris – le Management au quotidien

16 février : Bondoufle : Améliorer ses relations avec les acteurs locaux

AU MOMENT DES BONNES RESOLUTIONS : REALISER SON PROJET DE VIE

L’affirmation de soi est -elle égale au nombre de like sur les réseaux sociaux? Quel étrange mystère est pour moi la recherche que font certains de leur popularité sur Face book ou Twitter…

N’y aurait-il pas là une certaine confusion entre la contemplation de ses succès via la confirmation de « son public » et le véritable accomplissement de soi ?

Si la tendance à s’afficher sur internet est courante chez les adolescents et représente une véritable stratégie pour attirer l’attention des autres sur soi, elle devient problématique chez les adultes victimes du cliché selon lequel l’accomplissement de soi est la réussite extérieure.

1 – L’affirmation de soi :

Au jeu de la comparaison sociale, on ne sort jamais gagnant car il y a toujours quelqu’un pour paraître plus accompli. Chercher à dépasser les autres pour se surpasser, c’est foncer droit dans un mur sur lequel sont inscrits les mots « jalousie, rancoeur, regret »…

S’accomplir suppose de réaliser son projet de vie de manière libre et autonome. Il faut une bonne dose de maturité psychologique pour être capable de s’investir dans des buts significatifs pour soi. Il en faut pour résister aux sirènes de la réussite sociale et privilégier une conception personnelle de la réussite , faite sur mesure , dans les bonnes dimensions de nos désirs , selon nos propres critères du bonheur.

Dans ce domaine, il n’y a pas de comparaison possible.

Chacun a sa propre vision de vivre sa vie, et non celle d’un autre!

Quand on répond à ses aspirations, à ses valeurs, que l’on investit sa vie, on se sent partie prenante de son existence. On en profite pleinement soi-même et on en fait profiter les autres. On lui donne un sens , une direction et on garde le cap sur ses objectifs.

Accomplissement de soi rime avec cheminement de vie. Le fil d’Ariane de ce chemin de vie est la fidélité à soi-même, l’authenticité de ses choix, de ses décisions, de ses valeurs.

L’humour : outil de management !

« Il y a des choses qui sont tellement sérieuses, qu’il faut en rire » écrivait le prix Nobel de physique (1922), Niels Bohr.

Alors que l’on parle beaucoup aujourd’hui de l’apport du management bienveillant, je m’aperçois de plus en plus que l’humour, utilisé avec respect et dans un rapport d’estime se révèle une attitude fort efficace car il conduit à une distanciation nécessaire pour appréhender une situation difficile.

Provoquer le rire et le « sous-rire »libère des possibilités. L’humour détient cette vertu particulière d’ouvrir d’autres perspectives au regard que nous posons sur les choses et les situations. Il nous place dans une position de dissociation et de choix qui apporte précisément le recul nécessaire à des réactions plus appropriées.

Proche de la provocation, l’humour déclenche l’étonnement: la personne ainsi « provoquer » marque un temps d’arrêt pour appréhender différemment la situation et « se »regarder autrement elle-même. Il apporte donc une distance psychologique nécessaire pour se dissocier d’une situation difficile afin de mieux la contrôler et d’y répondre d’une meilleure façon.

Le rire est est un formidable déclencheur de motivation. IL facilite cet état libérateur qui succède au lâcher-prise.

Lorsqu’une personne en difficulté apprend à rire d’elle-même, elle apprend simultanément à exploiter le fait de perdre face, aptitude favorable au développement personnel !

Lorsqu’une personne ou une équipe apprennent à rire d’elles-mêmes, elles développent simultanément leur maturité: elles deviennent moins portées à devoir se justifier et à tout rationnaliser.

Il y a bien sûr une restriction majeure à l’humour : si on peut « ridiculiser »certains comportements ou interprétations, la personne, elle , doit toujours être respectée. L’humour ne doit jamais porter atteinte à la valeur de l’autre.

Bien utiliser, l’humour et la provocation sont ainsi de grands économisateurs de temps et d’énergie !

 

 

NOS FORMATIONS :

  • 27 octobre : Mieux communiquer avec ses partenaires – Bondoufle
  • 7 novembre : Accompagnement au mentoring – Créteil
  • 14 novembre : Cohésion d’équipe (17)

JOB ET JOIE

Et oui… c’est la rentrée !

Et si, plein d’énergie de bonheur accumulée pendant nos vacances, nous choisissions de rester dans ce dynamisme tout au long de notre retour dans la vie professionnelle.

Nombreux sont ceux à en être de plus en plus convaincus : le management par le plaisir représente l’avenir.

Remettre l’humain au coeur des préoccupations de l’entreprise, c’est parler collaboration, intelligence émotionnelle, sens, perspectives… Vincent Barat, du Cabinet d’Akoya Consulting (Cabinet de conseil en stratégie) le déclare avec raison  » les grandes sociétés qui ne changent pas leur mode de management et leurs organisations vont perdre la guerre des talents ».

Il suffit de voir tous ces jeunes qui , issus des meilleures écoles ou ayant été formés à l’étranger , se tournent vers des entreprises qui leur permettent de s’épanouir dans leur job.

Lorsque l’on interroge les Français sur leur motivation au travail, ils placent en tête et dans cet ordre : la confiance, la responsabilisation, la qualité des relations humaines.

Aujourd’hui, travail doit rimer avec sens, liberté, progression, coopération, reconnaissance…Des paramètres que les entreprises doivent prendre en considération si elles veulent attirer et retenir les meilleurs aujourd’hui et être prises au sérieux… demain !

Mais en matière de bien-être au travail, il faut arrêter de gesticuler (les chiefhappiness officers, les « jolis » bureaux, les valeurs positives et humanistes affichées au mur… qui sont autant de rustines qui , si elles ne font pas de mal, ne font pas de bien non plus) !

Pour qu’un salarié se sente bien au travail, l’organisation doit lui apporter un ensemble de solutions plutôt qu’un ensemble de problèmes !

On distingue ainsi 3 facteurs d’épanouissement :

  • la confiance à créer entre chacun des membres de l’équipe pas évidente à créer dans un pays comme la France,
  • la simplicité : le management doit devenir une aide, un soutien, un accompagnement,
  • la bienveillance : il est important de cesser de mettre en doute a priori l’action d’un employé et mettre au contraire en avant l’écoute, la parole, la compréhension.

Parler de bienveillance en entreprise a-t’elle un sens? La bienveillance n’est pas faite que d’abstention. Cela ne veut pas dire gérer a minima.  Elle ne consiste pas uniquement à ne pas nuire à autrui.

Elle vise à extirper les grosses et petites formes de mépris, elle traque et éloigne les pratiques discriminatoires, elle conduit à la prévenir la perte de sens, le blocage des horizons professionnels et la routine.

Belle reprise à tous !

 

NOS FORMATIONS :

  • Lundi 25 septembre : Atelier de Co développement- Paris
  • Mardi 26 septembre : Savoir se motiver – Etampes
  • Mardi 3 octobre : Master Coaching
  • Mercredi 11 octobre : Conférence

 

Voir avec un autre angle de vue …

« Un aveugle qui ouvre ses yeux, et qui voit pour la première fois, 

ne devrait pas les réfermer et se dire qu’il n’a rien vu. »

Il était une fois une petite grenouille qui vivait confortablement au fond d’un puits. Chaque jour, elle admirait une partie du ciel se refléter sur l’eau opaque de fils puits. Ce dernier était suffisamment profond pour qu’elle s’amuse à plonger et à nager. Elle aimait aussi sauter en rond sur les pierres qui supportaient son mur circulaire. Avec le temps, elle apprit à connaître chaque recoin de celui-ci.

Par une journée très chaude, une grenouille voyageuse sauta dans le puits pour se rafraîchir.
« Bienvenue » dit la grenouille du puits. »
« Bonjour. J’ai fort soif, est-ce que je peux boire de votre eau »
 dit la grenouille voyageuse.
« Bien sûr, buvez autant que vous voulez. »

Après avoir bu abondamment, la grenouille dit:
«  Je voyage depuis l’aube pour visiter ma grand-mère qui habite de l’autre côté de la forêt près de la rivière. Et comme j’avais chaud, je me suis permis de sauter dans vos puits. » 
« Vous avez bien fait »! Mais où se trouve le puits de votre grand mère ? »
« Il ne s’agit pas d’un puits, mais d’une rivière. »
« Plus qu’est-ce qu’une rivière »
« C’est un endroit où l’eau coule constamment. On peut comparer une rivière à un immense puits qui est continuellement renouvelé d’eau fraîche. »
« Vous vous moquez de moi. Comment est-ce qu’un puits peut couler constamment sans se vider, c’est impossible! Et comment fait-t-on pour y tourner en rond sans murs »? »
«Mais pourquoi voulez-vous donc tourner en rond? »
« Mais parce que c’est la vie de tourner en rond enfin! »
  s’exclama la grenouille des puits.
«Vivre à la surface du sol, sans aucun mur, sous un ciel immense. C’est la liberté et c’est ça la vraie vie! Ne me dites pas que vous n’êtes  jamais sortie de l’eau stagnante »  répliqua la grenouille voyageuse.

La grenouille du puits tourna le dos et réfléchit. Elle essaya d’imaginer la vie sans les pierres de son puits, ces belles pierres qu’elle connait depuis son enfance. Elle essaya d’imaginer vivre sans la beauté du ciel qui se reflète quelque chose sur l’eau brune du fond des puits.

«Non vraiment, un cours d’eau et un ciel immense, mais quelles sottises est-elle en train de me raconter? »

Elle commença alors à avoir peur, s’imaginant que la grenouille voyageuse montait un stratagème pour lui voler son beau puits.
«Allez-vous-en, sortez de mon puits, retournez à la surface sous votre ciel immense! » dit-elle sur un ton menaçant. »
Surprise, la grenouille voyageuse déguerpie rapidement, alors que la grenouille des puits retourna à son occupation préférée : tourner en rond. Elle était très heureuse d’avoir su protéger son puits.

Enfermé dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriqués et que nous prenons pour la totalité de l’univers, rares sont ceux d’entre nous qui peuvent imaginer qu’il existe une autre dimension de la réalité.   

Résultat de recherche d'images pour "grenouille dessin"

Communiquer ou informer

La sagesse un sage cherche à communiquer avec toujours un air de folie »
Hermann Hesse
 
COMMUNIQUER OU INFORMER?

Chers Amis,

Mes dernières rencontres avec les coachés m’ont confirmé qu’il n’existe pas de séparation entre les individus!
La dichotomie entre le professeur et l’élève, le thérapeute et le patient, le responsable et son N-1 relève d’une vision linéaire et dualiste de la communication.
Elle n’est pas recevable dans la nature de la communication!
C’est une erreur de considérer dans une relation, le comportement de l’un comme la cause du comportement de l’autre. L’un et l’autre s’influencent mutuellement. Au même titre, l’eau n’est pas la simple addition des propriétés de l’oxygène et de l’hydrogène mais un résultat particulier de leur mise en relation, les comportements humains sont moins liés aux individus en eux-même La qualité émergente de leurs relations.

Je pense à un couple venu me voir dernièrement: la femme reproche à son conjoint de négliger le foyer alors que lui, récrimine contre sa compagne qui selon lui cherche le conflit dès qu’il rencontre les pieds à la maison. Compte tenu du climat à l’arrivée, Lui fait en sorte de rentrer de plus en plus tard, alors qu’Elle s’irrite de plus en plus violemment des retards toujours plus importants de son conjoint.

Voilà un exemple typique de conflit rendu insoluble par les deux protagonistes car il n’envisage pas la situation dans une perspective linéaire (c’est de sa faute!). Chacun cherche maladroitement à corriger le comportement de l’autre et plus son corrigent … plus le truc d’amélio.

Les erreurs de la communication sont très souvent liées au non-prix en compte du fonctionnement circulaire de la communication. Dans l’exemple du couple ci dessus, il s’agit de changer l’optique selon les membres du couple appréhendent le conflit et de leur demander et attendent de leurs relations. Quelle est la finalité de celles-ci? Il est alors possible de dégager de nouvelles règles interactives qui satisferont ses aspirations communes. La tendresse de l’humour et les vertus de la créativité sont des moyens précieux pour sortir de ce genre de cercle vicieux!

Communiquer, ce n’est pas seulement informer: une dimension supplémentaire, fondamentale, s’ajoute à l’information: la qualité de notre relation avec l’autre. La fluidité des échanges d’informations est liée à la qualité des relations établies entre les individus.
C’est essentiel l’estime, la confiance, la valorisation qui facilite l’intégration des informations.
Si l’information est un système de signes, la communication qui inclut la relation leur donne du sens.

L’explosion actuelle des supports d’information entraîne une perte de sens et de la raison la plus importante d’améliorer la communication interhumaine, c’est à dire les relations.

Il ne suffit pas de transmettre plus d’informations sur les signes, il faut s’assurer que du sens passe et savoir qui la qualité de la relation est le meilleur vecteur pour y contribuer.

Les mots sur les maux

 
 

« Lorsqu’il n’y a plus de mot, ne cherche pas à parler.
Le silence a sa propre éloquence parfois plus précieuse que les paroles »

Elisabeth Kübler-Ross

Sans les mots, il est difficile de communiquer nos expériences.
Pourtant, il est souvent difficile de faire partie de nos expériences sensorielles et émotionnelles . Le langage verbal n’est-il qu’une traduction de ce que nous vivons au fond de nous même.

Le langage verbal, même si nous essayons de le rendre le plus neutre possible reste amplification coloré de connotations.
C’est pour cela que très souvent, les mots atteignent l’autre plus qu’on ne le croit. Associés à des expériences de vie différentes, ils déclenchent parfois des effets imprévisibles.

Pour s’entendre, il est magique d’utiliser l’écoute actif (celui qui cherche à comprendre et non pas à répondre) et d’amener ainsi son interlocuteur à clarifier le sens des mots qu’il nous permet de nous permettre Connecteur à l’expérience à laquelle il se propose.
Sans référence à la «carte du monde de l’autre», le mot reste pour celui qui l’entend, un fils simple.
Il existe toujours un écart entre les mots et ce qui sont expriment.

Ou, nous dépendons plus que nous le croyons du langage verbal que nous utilisons car celui-ci moins moins important la réalité qu’il ne crée. Comme l’écrit Pierre Bourdieu « Nous faisons le langage qui nous fait ». Nous voyons ce que le langage nous a sensibilisés et entrainés à percevoir. Les choses qui se passent à la lecture et à la lecture du nomme et le choix nommé finit par exister …

Mais, « le nom n’est pas le choix et la carte n’est pas le territoire ». Les mots peuvent constituer des élastiques qu’il convient de relativiser. Ils peuvent trahir, déformer et limiter notre mode de penser.
Ils sont faits à la fois des moteurs et des freins pour l’action car ils sont porteurs d’émotion.
Ou, l’émotion est ce qui fait bouger ou nous bloque. Nos expériences prennent la direction que notre langage tend à leur imposer. Les mots sont en cours de recherche et d’emprisonner, mener à la solution ou s’en détourner. Faites vous bien la différence entre « je dois y aller » et « ‘je préfère y aller ».

Les mots forment à la fois les barricades que nous sommes conscients ou inconsciemment contre nous même ou les autres et les passerelles qui nous permettent de nous relier aux autres. La solution, pour mieux se comprendre n’est pas de parler plus d’informations sur le langage « de la carte du monde de l’autre » …

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris * »

La  vie est merveilleuse : il n’existe pas de mode d’emploi unique pour nous dire comment être heureux et réussir notre vie.

Imaginez la pauvreté que serait le monde si nous avions tous les mêmes instructions.

En suivant un modèle identique, nous serions tous des clones .  Nous  produirions les mêmes choses, suivrions le même chemin et aurions les mêmes rêves ou espérance. Quelle tristesse !

C’est portant exactement ce qui se passe actuellement dans nos écoles ; nous donnons à nos enfants à apprendre tous les mêmes choses alors qu’ils sont tous différents.

C’est aux frontières de l’école que commence notre réel apprentissage : l’apprentissage de nous-même. Celui-ci nous invite à regarder en nous, dans notre histoire, nos émotions, notre système cognitif pour découvrir nos passions,  nos rêves, nos dons, notre Excellence… c’est à dire, notre propre mode d’emploi de vie et de réussite.

Soyons tous des Sherlock  Holmes : amusons nous à relever les indices déposés dans notre histoire passée, notre présent et nos envies futures. Au cœur de nos choix, de nos tristesses et de nos joies se trouve la plus belle chose que nous puissions trouver : nous-même.

« Tout est en nous « . En étant pleinement soi, la vie ne peut-être qu’une réussite.

Si nous mettons notre énergie à  suivre un chemin qui n’est pas le notre, nous ne pourrons y trouver ce qui nous épanouit.  Observez nos jardins qui actuellement s’éveillent à la vie : si une jonquille essayait d’être une tulipe, nous dirions qu’elle est ratée… alors qu’en exprimant son identité de jonquille, elle  est juste magnifique et nous fait rêver ! Elle échoue donc en tant que tulipe mais excelle en tant que jonquille…

Il n’y a jamais eu une personne comme vous avant et il n’y en aura plus jamais après… ce serait bien dommage de vouloir être quelqu’un d’autre ! Soyez vous-même dans vos paroles, dans vos actes, dans vos choix, dans vos métiers, dans vos rêves, dans votre vision du monde… Osez exprimer votre singularité ! C’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire au monde et à vous-même.

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » phrase d’Oscar Wilde extraite de « l’âme humaine « .

2016 … LE VOYAGE DONT VOUS ETES LE HEROS

Chers Amis,

Alors que 2015 vit ses derniers jours, l’heure du bilan arrive. Nous avons tous connu des joies et des peines au long de cette année.

Parfois devant la violence, nous nous sommes peut-être sentis impuissants…

Gandhi a écrit « Nous devons devenir le changement que l’on voudrait voir dans le monde ».

Je vous invite à réfléchir à cette question pour préparer cette nouvelle année : Comment agir? Comment vivre une vie pleine de sens ? Certains se satisfont de s’installer dans ce que William Thoreau appelle « des vies tranquillement désespérées : ils sont hors du temps et vivent toute leur vie dans une sorte de brouillard.

D’autres en sont incapables et apprennent à reconnaitre dans leurs problèmes ou difficultés « un appel à se réveiller » et à devenir le héros de leur propre vie. C’est ce que je vous souhaite pour 2016 !

ACCEPTER DE NE PAS ETRE PARFAIT !

La propriété principale du perfectionnisme est la peur de l’échec. Le perfectionniste en fait sa force motrice. une seule chose compte pour lui : atteindre son but.

Son premier souci est de ne pas tomber, dévier, trébucher, s’écarter du but. Il cherche en vain à faire rentrer de force sa réalité dans sa grille de lecture. Quand il lui arrive de « manquer son coup », de se retrouver face à face avec ses imperfections bien humaines, il est catastrophé.

Son monde est simple : il est bien ou mal, bon ou mauvais, tout est réussite ou échec. Il ne connait qu’un moyen de parvenir à ses fins: la ligne droite. La voie qu’il se trace (pour lui et les autres) est rigide, statique. le langage qu’il utilise multiplie les « on doit », les « il faut »…

Chez lui, les sentiments n’ont pas de place dans le processus de décision. Ils sont nocifs parce que susceptibles d’altérer la volonté , de changer. La surprise, c’est dangereux : l’avenir doit être connu. Le changement c’est l’ennemi !

Aristote a proposé un principe directeur qu’il a appelé la « doctrine du juste milieu ». Selon lui, la vertu, au sens d’excellence, n’est pas une disposition naturelle de l’individu mais le « milieu entre un défaut et un excès de cette même qualité.

Respecter la réalité, c’est accepter ce que nous sommes, avec notre potentiel, nos limites, notre humanité. En comprenant que la souffrance fait partie intégrante de la vie et que le malheur peut avoir des effets positifs dans les domaines de la sagesse et de la compassion, nous nous préparons à mieux l’accepter. L’estime de soi (dont l’acceptation de soi est un élément fondamental) est le système immunitaire de la conscience. Si j’ai un système immunitaire fort, cela ne signifie pas que je ne tombe jamais malade mais que je le suis moins souvent et que je me remets plus vite. Quand on apprend à accueillir favorablement les difficultés, les échecs, la souffrance devient une instrument d’évolution positive.

Alors que nous reprochons rarement aux autres d’être faillibles, nous refusons fréquemment nos propres manquements. Pourquoi appliquer des critères différents selon les cas? Pourquoi cette générosité envers autrui et cette sévérité quand il s’agit de soi?

Etre capable d’autocompassion,  savoir se montrer indulgent avec soi-même  c’est accepter ses pensées et émotions douloureuses. C’est aussi accepter que les difficultés font partie de l’expérience  humaines, se pardonner quand on se trompe.

L’éloge de l’altruisme a déformé la règle d’or . Pour aimer les autres il faut d’abord savoir s’aimer soi même car comme le dit le philosophe Ayn Rand « pour dire « Je t’aime » il faut d’abord savoir dire JE »

Bonne année 2016 à tous.