Le blues de la fin de projet ….

J’ai vécu, le week end dernier,  une formidable fête de famille préparée depuis de longs mois et depuis … il pleut! Et mon état interne est similaire à la couleur du ciel.

J’ai déjà vécu cette expérience après être arrivée à la fin d’un projet professionnel qui m’avait demandé beaucoup d’énergie.

Ce phénomène est bien connu en entreprise. Il est particulièrement fréquent dans les métiers qui requièrent un fort investissement personnel, le « blues de la fin de projet » désigne le sentiment de vide, de désillusion et la décompression qui s’opère après une période de travail particulièrement intense, notamment à l’issue de projets. 

On en distingue 2 formes :

  • Une forme banale qui accompagne le relâchement suite à un investissement intense. Il Se traduit la plupart du temps par une mauvaise humeur, des céphalées ou même une maladie lorsque l’organisme se relâche-par exemple pendant le weekend, ou les premiers jours de vacances.
  • Une forme sévère qui commence par une forte anxiété et un surinvestissement émotionnel pendant la fin du projet auquel succède un épisode de lassitude, de replis sur soi et de désengagement qui peut aller jusqu’à la dépression. La fatigue et le dégoût ressentis sont à la mesure de l’investissement qui a précédé.

Le blues de fin de projet est l’une de principales causes de démission des cadres dans certains secteurs d’activités fonctionnant en mode projet. Il a également un impact non négligeable sur la santé, sur la qualité et la sécurité au travail.

Repères pour agir

Et vous, quelles démarches mettez-vous en place pour accompagner vos fins de projet ?

 S’accorder des moments de décompression

Notre organisme a besoin de ces moments de décompression, même s’ils sont ponctuellement désagréable. Le blues de fin de projet, s’il ne dure pas trop longtemps a un effet salvateur sur l’organisme, il nous oblige à un « temps faible » après un « temps fort » très intense. C’est un moyen réparateur particulièrement indiqué pour faire l’analyse critique du Rush qui a précédé et en tirer des enseignements, se reposer, se ressourcer, ré-acclimater l’organisme à un fonctionnement pérenne… car de même qu’une équipe sportive ne peut pas jour son match décisif tous les jours, de même, nous avons besoin d’alterner des temps fort et des temps faibles pour récupérer durablement de l’énergie. A chacun de trouver les activités qui lui permettent de tirer parti de ces temps de décompression (activités de socialisation, sportives, artistiques, familiales).

 Préparer la fin de projet

La préparation et l’accompagnement des fins de projets par la hiérarchie et par les ressources humaines est un levier essentiel pour gérer cette période délicate et permettre au salarié de se projeter dans l’entreprise. C’est un moment privilégié pour faire un point d’arrêt, réfléchir à son parcours professionnel, capitaliser sur l’expérience vécu (réussite ou échec) pour repartir du bon pied. Il est important de pouvoir se projeter dans un « après » positif et motivant qui donne confiance à la fois en soi et dans son environnement.

 Rassurer sans démobiliser

Le blues de fin de projet peut jouer des tours à une équipe qui voit le terme de sa mission se rapprocher : stress, anxiété latente, détérioration de l’ambiance de travail, ras-le-bol, erreurs, relâchement sur des sujets important comme la sécurité. L’équipe a besoin d’un jalonnement, de points d’arrêt, de moment de convivialité, de valorisation, mais chacun des équipiers a également besoin d’une attention particulière et individualisée. Pour l’entreprise, l’équation est délicate : rassurer chacun sur l’après, sans le démobiliser de la fin du projet. La répartition des rôles et la bonne coordination entre manager/RH et chargés des parcours professionnels/intervenants externe est alors l’une des clés du succès.

 

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