Les mots sur les maux

 
 

« Lorsqu’il n’y a plus de mot, ne cherche pas à parler.
Le silence a sa propre éloquence parfois plus précieuse que les paroles »

Elisabeth Kübler-Ross

Sans les mots, il est difficile de communiquer nos expériences.
Pourtant, il est souvent difficile de faire partie de nos expériences sensorielles et émotionnelles . Le langage verbal n’est-il qu’une traduction de ce que nous vivons au fond de nous même.

Le langage verbal, même si nous essayons de le rendre le plus neutre possible reste amplification coloré de connotations.
C’est pour cela que très souvent, les mots atteignent l’autre plus qu’on ne le croit. Associés à des expériences de vie différentes, ils déclenchent parfois des effets imprévisibles.

Pour s’entendre, il est magique d’utiliser l’écoute actif (celui qui cherche à comprendre et non pas à répondre) et d’amener ainsi son interlocuteur à clarifier le sens des mots qu’il nous permet de nous permettre Connecteur à l’expérience à laquelle il se propose.
Sans référence à la «carte du monde de l’autre», le mot reste pour celui qui l’entend, un fils simple.
Il existe toujours un écart entre les mots et ce qui sont expriment.

Ou, nous dépendons plus que nous le croyons du langage verbal que nous utilisons car celui-ci moins moins important la réalité qu’il ne crée. Comme l’écrit Pierre Bourdieu « Nous faisons le langage qui nous fait ». Nous voyons ce que le langage nous a sensibilisés et entrainés à percevoir. Les choses qui se passent à la lecture et à la lecture du nomme et le choix nommé finit par exister …

Mais, « le nom n’est pas le choix et la carte n’est pas le territoire ». Les mots peuvent constituer des élastiques qu’il convient de relativiser. Ils peuvent trahir, déformer et limiter notre mode de penser.
Ils sont faits à la fois des moteurs et des freins pour l’action car ils sont porteurs d’émotion.
Ou, l’émotion est ce qui fait bouger ou nous bloque. Nos expériences prennent la direction que notre langage tend à leur imposer. Les mots sont en cours de recherche et d’emprisonner, mener à la solution ou s’en détourner. Faites vous bien la différence entre « je dois y aller » et « ‘je préfère y aller ».

Les mots forment à la fois les barricades que nous sommes conscients ou inconsciemment contre nous même ou les autres et les passerelles qui nous permettent de nous relier aux autres. La solution, pour mieux se comprendre n’est pas de parler plus d’informations sur le langage « de la carte du monde de l’autre » …

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