L’empathie ou comment rentrer dans les chaussures de l’autre sans attraper ses ampoules…

« Essaie de me comprendre », « mes-toi à sa place »… ces invitations se heurtent souvent à un obstacle de taille : nous n’y arrivons pas, ou mal. Est-ce parce que nous manquons d’empathie ?

A la maternité, le jeune Sacha, 3 jours, se met à hurler. Aussitôt, la petite Rosaline l’imite. Dans a chambre d’à côté, Gary joint sa voix à ce concert de lamentations?

Nous venons au monde avec une tendance innée à faire comme les autres. Détail intéressant : le nouveau-né de 3 jours hurle davantage s’il perçoit les pleurs d’un bébé du même âge que s’il entend ceux d’un bébé plus âgé.

Ce pouvoir d’imitation serait un héritage de notre passé le plus archaïque, lorsque nos ancêtres, confrontés aux bêtes de proie et à la violence des éléments naturels devaient immédiatement saisir les signaux de détresse émis par leurs semblables pour sauver leur peau.

Pouvons nous pour autant affirmer que nous naissons empathiques  l’empathie étant la capacité de partager et d’éprouver les sentiments les l’autre? Prêts à nous mettre à sa place et à partager son vécu? Non, sans hésitation ! Seule la capacité de distinguer le moi du non-moi permet de faire preuve d’empathie ou de sympathie. Or, le début de notre existence est marqué par la relation fusionnelle avec notre mère, perçue comme une extension de notre propre corps.

Pour accéder à cette connaissance intuitive de l’autre, toute une machinerie neuronale est nécessaire qui implique l’observation,  la mémoire, le raisonnement. Si le système miroir nous incite à calquer automatiquement nos gestes et expressions sur ceux d’autrui, nous devons aussi posséder un système limbique (le cerveau des émotions) mature et une capacité de raisonnement .

S’identifier à quelqu’un revient à se reconnaitre en lui. Nous nous identifions plus naturellement à ceux que nous admirons, qui nous servent d’idéaux. Ce de fait, la frontière entre moi et l’autre ne sera jamais nette. Jusqu’à la fin de notre vie, nous aurons tendance à projeter nos propre émotions et pensées sur l’autre, à lui attribuer nos états d’âme, à faire de la lecture de ses pensées (je sais bien ce que tu penses de moi, inutile de te taire).

En réalité, nous ne pouvons que le conjoncturer et nous nous trompons souvent. Jung affirme que nous somme tous connectés . C’est la fameuse contagion émotionnelle. L’outil le plus capable de nous sauver de la confusion est le langage qui permet d’expliquer et de transmettre au monde le fond de nos pensées.

L’empathie ne mène pas forcément à  la sympathie, à l’altruisme ou à la compassion. Pour me mettre à la place de l’autre, je dois me soucier de son sort et de son opinion. C’est une position éthique.

Je dois décider de me décentrer en imaginant ce qui se passe en lui tout en ayant conscience que je ne suis pas entrain de vivre son drame personnel. Si je m’effondre en même temps que lui, je ne vais pas lui être très utile !

Quand l’autre nous demande de nous mettre à sa place, il nous dit généralement « Essaye de me comprendre, sois là pour me soutenir » sans exiger le sacrifice de notre vie.

Je ne peux réellement me mettre à sa place car cette place est unique. Le meilleur service que je puisse lui rendre est de respecter sa singularité et de me soucier de l’autre en tant qu’être distinct de moi.

 

Voir avec un autre angle de vue …

« Un aveugle qui ouvre ses yeux, et qui voit pour la première fois, 

ne devrait pas les réfermer et se dire qu’il n’a rien vu. »

Il était une fois une petite grenouille qui vivait confortablement au fond d’un puits. Chaque jour, elle admirait une partie du ciel se refléter sur l’eau opaque de fils puits. Ce dernier était suffisamment profond pour qu’elle s’amuse à plonger et à nager. Elle aimait aussi sauter en rond sur les pierres qui supportaient son mur circulaire. Avec le temps, elle apprit à connaître chaque recoin de celui-ci.

Par une journée très chaude, une grenouille voyageuse sauta dans le puits pour se rafraîchir.
« Bienvenue » dit la grenouille du puits. »
« Bonjour. J’ai fort soif, est-ce que je peux boire de votre eau »
 dit la grenouille voyageuse.
« Bien sûr, buvez autant que vous voulez. »

Après avoir bu abondamment, la grenouille dit:
«  Je voyage depuis l’aube pour visiter ma grand-mère qui habite de l’autre côté de la forêt près de la rivière. Et comme j’avais chaud, je me suis permis de sauter dans vos puits. » 
« Vous avez bien fait »! Mais où se trouve le puits de votre grand mère ? »
« Il ne s’agit pas d’un puits, mais d’une rivière. »
« Plus qu’est-ce qu’une rivière »
« C’est un endroit où l’eau coule constamment. On peut comparer une rivière à un immense puits qui est continuellement renouvelé d’eau fraîche. »
« Vous vous moquez de moi. Comment est-ce qu’un puits peut couler constamment sans se vider, c’est impossible! Et comment fait-t-on pour y tourner en rond sans murs »? »
«Mais pourquoi voulez-vous donc tourner en rond? »
« Mais parce que c’est la vie de tourner en rond enfin! »
  s’exclama la grenouille des puits.
«Vivre à la surface du sol, sans aucun mur, sous un ciel immense. C’est la liberté et c’est ça la vraie vie! Ne me dites pas que vous n’êtes  jamais sortie de l’eau stagnante »  répliqua la grenouille voyageuse.

La grenouille du puits tourna le dos et réfléchit. Elle essaya d’imaginer la vie sans les pierres de son puits, ces belles pierres qu’elle connait depuis son enfance. Elle essaya d’imaginer vivre sans la beauté du ciel qui se reflète quelque chose sur l’eau brune du fond des puits.

«Non vraiment, un cours d’eau et un ciel immense, mais quelles sottises est-elle en train de me raconter? »

Elle commença alors à avoir peur, s’imaginant que la grenouille voyageuse montait un stratagème pour lui voler son beau puits.
«Allez-vous-en, sortez de mon puits, retournez à la surface sous votre ciel immense! » dit-elle sur un ton menaçant. »
Surprise, la grenouille voyageuse déguerpie rapidement, alors que la grenouille des puits retourna à son occupation préférée : tourner en rond. Elle était très heureuse d’avoir su protéger son puits.

Enfermé dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriqués et que nous prenons pour la totalité de l’univers, rares sont ceux d’entre nous qui peuvent imaginer qu’il existe une autre dimension de la réalité.   

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Communiquer ou informer

La sagesse un sage cherche à communiquer avec toujours un air de folie »
Hermann Hesse
 
COMMUNIQUER OU INFORMER?

Chers Amis,

Mes dernières rencontres avec les coachés m’ont confirmé qu’il n’existe pas de séparation entre les individus!
La dichotomie entre le professeur et l’élève, le thérapeute et le patient, le responsable et son N-1 relève d’une vision linéaire et dualiste de la communication.
Elle n’est pas recevable dans la nature de la communication!
C’est une erreur de considérer dans une relation, le comportement de l’un comme la cause du comportement de l’autre. L’un et l’autre s’influencent mutuellement. Au même titre, l’eau n’est pas la simple addition des propriétés de l’oxygène et de l’hydrogène mais un résultat particulier de leur mise en relation, les comportements humains sont moins liés aux individus en eux-même La qualité émergente de leurs relations.

Je pense à un couple venu me voir dernièrement: la femme reproche à son conjoint de négliger le foyer alors que lui, récrimine contre sa compagne qui selon lui cherche le conflit dès qu’il rencontre les pieds à la maison. Compte tenu du climat à l’arrivée, Lui fait en sorte de rentrer de plus en plus tard, alors qu’Elle s’irrite de plus en plus violemment des retards toujours plus importants de son conjoint.

Voilà un exemple typique de conflit rendu insoluble par les deux protagonistes car il n’envisage pas la situation dans une perspective linéaire (c’est de sa faute!). Chacun cherche maladroitement à corriger le comportement de l’autre et plus son corrigent … plus le truc d’amélio.

Les erreurs de la communication sont très souvent liées au non-prix en compte du fonctionnement circulaire de la communication. Dans l’exemple du couple ci dessus, il s’agit de changer l’optique selon les membres du couple appréhendent le conflit et de leur demander et attendent de leurs relations. Quelle est la finalité de celles-ci? Il est alors possible de dégager de nouvelles règles interactives qui satisferont ses aspirations communes. La tendresse de l’humour et les vertus de la créativité sont des moyens précieux pour sortir de ce genre de cercle vicieux!

Communiquer, ce n’est pas seulement informer: une dimension supplémentaire, fondamentale, s’ajoute à l’information: la qualité de notre relation avec l’autre. La fluidité des échanges d’informations est liée à la qualité des relations établies entre les individus.
C’est essentiel l’estime, la confiance, la valorisation qui facilite l’intégration des informations.
Si l’information est un système de signes, la communication qui inclut la relation leur donne du sens.

L’explosion actuelle des supports d’information entraîne une perte de sens et de la raison la plus importante d’améliorer la communication interhumaine, c’est à dire les relations.

Il ne suffit pas de transmettre plus d’informations sur les signes, il faut s’assurer que du sens passe et savoir qui la qualité de la relation est le meilleur vecteur pour y contribuer.

Les mots sur les maux

 
 

« Lorsqu’il n’y a plus de mot, ne cherche pas à parler.
Le silence a sa propre éloquence parfois plus précieuse que les paroles »

Elisabeth Kübler-Ross

Sans les mots, il est difficile de communiquer nos expériences.
Pourtant, il est souvent difficile de faire partie de nos expériences sensorielles et émotionnelles . Le langage verbal n’est-il qu’une traduction de ce que nous vivons au fond de nous même.

Le langage verbal, même si nous essayons de le rendre le plus neutre possible reste amplification coloré de connotations.
C’est pour cela que très souvent, les mots atteignent l’autre plus qu’on ne le croit. Associés à des expériences de vie différentes, ils déclenchent parfois des effets imprévisibles.

Pour s’entendre, il est magique d’utiliser l’écoute actif (celui qui cherche à comprendre et non pas à répondre) et d’amener ainsi son interlocuteur à clarifier le sens des mots qu’il nous permet de nous permettre Connecteur à l’expérience à laquelle il se propose.
Sans référence à la «carte du monde de l’autre», le mot reste pour celui qui l’entend, un fils simple.
Il existe toujours un écart entre les mots et ce qui sont expriment.

Ou, nous dépendons plus que nous le croyons du langage verbal que nous utilisons car celui-ci moins moins important la réalité qu’il ne crée. Comme l’écrit Pierre Bourdieu « Nous faisons le langage qui nous fait ». Nous voyons ce que le langage nous a sensibilisés et entrainés à percevoir. Les choses qui se passent à la lecture et à la lecture du nomme et le choix nommé finit par exister …

Mais, « le nom n’est pas le choix et la carte n’est pas le territoire ». Les mots peuvent constituer des élastiques qu’il convient de relativiser. Ils peuvent trahir, déformer et limiter notre mode de penser.
Ils sont faits à la fois des moteurs et des freins pour l’action car ils sont porteurs d’émotion.
Ou, l’émotion est ce qui fait bouger ou nous bloque. Nos expériences prennent la direction que notre langage tend à leur imposer. Les mots sont en cours de recherche et d’emprisonner, mener à la solution ou s’en détourner. Faites vous bien la différence entre « je dois y aller » et « ‘je préfère y aller ».

Les mots forment à la fois les barricades que nous sommes conscients ou inconsciemment contre nous même ou les autres et les passerelles qui nous permettent de nous relier aux autres. La solution, pour mieux se comprendre n’est pas de parler plus d’informations sur le langage « de la carte du monde de l’autre » …

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris * »

La  vie est merveilleuse : il n’existe pas de mode d’emploi unique pour nous dire comment être heureux et réussir notre vie.

Imaginez la pauvreté que serait le monde si nous avions tous les mêmes instructions.

En suivant un modèle identique, nous serions tous des clones .  Nous  produirions les mêmes choses, suivrions le même chemin et aurions les mêmes rêves ou espérance. Quelle tristesse !

C’est portant exactement ce qui se passe actuellement dans nos écoles ; nous donnons à nos enfants à apprendre tous les mêmes choses alors qu’ils sont tous différents.

C’est aux frontières de l’école que commence notre réel apprentissage : l’apprentissage de nous-même. Celui-ci nous invite à regarder en nous, dans notre histoire, nos émotions, notre système cognitif pour découvrir nos passions,  nos rêves, nos dons, notre Excellence… c’est à dire, notre propre mode d’emploi de vie et de réussite.

Soyons tous des Sherlock  Holmes : amusons nous à relever les indices déposés dans notre histoire passée, notre présent et nos envies futures. Au cœur de nos choix, de nos tristesses et de nos joies se trouve la plus belle chose que nous puissions trouver : nous-même.

« Tout est en nous « . En étant pleinement soi, la vie ne peut-être qu’une réussite.

Si nous mettons notre énergie à  suivre un chemin qui n’est pas le notre, nous ne pourrons y trouver ce qui nous épanouit.  Observez nos jardins qui actuellement s’éveillent à la vie : si une jonquille essayait d’être une tulipe, nous dirions qu’elle est ratée… alors qu’en exprimant son identité de jonquille, elle  est juste magnifique et nous fait rêver ! Elle échoue donc en tant que tulipe mais excelle en tant que jonquille…

Il n’y a jamais eu une personne comme vous avant et il n’y en aura plus jamais après… ce serait bien dommage de vouloir être quelqu’un d’autre ! Soyez vous-même dans vos paroles, dans vos actes, dans vos choix, dans vos métiers, dans vos rêves, dans votre vision du monde… Osez exprimer votre singularité ! C’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire au monde et à vous-même.

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » phrase d’Oscar Wilde extraite de « l’âme humaine « .

2016 … LE VOYAGE DONT VOUS ETES LE HEROS

Chers Amis,

Alors que 2015 vit ses derniers jours, l’heure du bilan arrive. Nous avons tous connu des joies et des peines au long de cette année.

Parfois devant la violence, nous nous sommes peut-être sentis impuissants…

Gandhi a écrit « Nous devons devenir le changement que l’on voudrait voir dans le monde ».

Je vous invite à réfléchir à cette question pour préparer cette nouvelle année : Comment agir? Comment vivre une vie pleine de sens ? Certains se satisfont de s’installer dans ce que William Thoreau appelle « des vies tranquillement désespérées : ils sont hors du temps et vivent toute leur vie dans une sorte de brouillard.

D’autres en sont incapables et apprennent à reconnaitre dans leurs problèmes ou difficultés « un appel à se réveiller » et à devenir le héros de leur propre vie. C’est ce que je vous souhaite pour 2016 !

ACCEPTER DE NE PAS ETRE PARFAIT !

La propriété principale du perfectionnisme est la peur de l’échec. Le perfectionniste en fait sa force motrice. une seule chose compte pour lui : atteindre son but.

Son premier souci est de ne pas tomber, dévier, trébucher, s’écarter du but. Il cherche en vain à faire rentrer de force sa réalité dans sa grille de lecture. Quand il lui arrive de « manquer son coup », de se retrouver face à face avec ses imperfections bien humaines, il est catastrophé.

Son monde est simple : il est bien ou mal, bon ou mauvais, tout est réussite ou échec. Il ne connait qu’un moyen de parvenir à ses fins: la ligne droite. La voie qu’il se trace (pour lui et les autres) est rigide, statique. le langage qu’il utilise multiplie les « on doit », les « il faut »…

Chez lui, les sentiments n’ont pas de place dans le processus de décision. Ils sont nocifs parce que susceptibles d’altérer la volonté , de changer. La surprise, c’est dangereux : l’avenir doit être connu. Le changement c’est l’ennemi !

Aristote a proposé un principe directeur qu’il a appelé la « doctrine du juste milieu ». Selon lui, la vertu, au sens d’excellence, n’est pas une disposition naturelle de l’individu mais le « milieu entre un défaut et un excès de cette même qualité.

Respecter la réalité, c’est accepter ce que nous sommes, avec notre potentiel, nos limites, notre humanité. En comprenant que la souffrance fait partie intégrante de la vie et que le malheur peut avoir des effets positifs dans les domaines de la sagesse et de la compassion, nous nous préparons à mieux l’accepter. L’estime de soi (dont l’acceptation de soi est un élément fondamental) est le système immunitaire de la conscience. Si j’ai un système immunitaire fort, cela ne signifie pas que je ne tombe jamais malade mais que je le suis moins souvent et que je me remets plus vite. Quand on apprend à accueillir favorablement les difficultés, les échecs, la souffrance devient une instrument d’évolution positive.

Alors que nous reprochons rarement aux autres d’être faillibles, nous refusons fréquemment nos propres manquements. Pourquoi appliquer des critères différents selon les cas? Pourquoi cette générosité envers autrui et cette sévérité quand il s’agit de soi?

Etre capable d’autocompassion,  savoir se montrer indulgent avec soi-même  c’est accepter ses pensées et émotions douloureuses. C’est aussi accepter que les difficultés font partie de l’expérience  humaines, se pardonner quand on se trompe.

L’éloge de l’altruisme a déformé la règle d’or . Pour aimer les autres il faut d’abord savoir s’aimer soi même car comme le dit le philosophe Ayn Rand « pour dire « Je t’aime » il faut d’abord savoir dire JE »

Bonne année 2016 à tous.

SILENCE

 LA PUISSANCE DU NON DIT

Le langage verbal, code conventionnel et sophistiqué comprenant un vocabulaire, une grammaire avec une syntaxe, ne suffit pas pour communiquer. Un second langage s’y adjoint : celui du corps appelé langage non verbal.

Même l’expression écrite possède son langage non verbal puisque selon la manière dont est articulée une phrase, les mêmes mots ne produiront pas les mêmes effets: « La Seine coule sous le pont Mirabeau » n’éveille pas les mêmes sensations que « Sous le pont Mirabeau, coule la Seine »…

En fait, les mots constituent simplement la matière première de la communication, le langage du corps constituant lui sa valeur ajoutée.

Il n’est pas suffisant de disposer de la même langue pour se comprendre. Un OUI peut avoir un nombre infini de sens qui dépendront du contexte et de la personne qui s’exprime.

A eux seuls, les mots ne sont pas suffisants pour établir l’authenticité et la compréhension d’un message.

Les mots deviennent superflus pour se comprendre lorsque nous savons observer finement les réactions non verbales.

Cesser de parler n’empêche pas de communiquer car le discours non verbal , lui, ne peut jamais se taire.

Je voudrais pour conclure vous faire cadeau de cette histoire :

 » En 1939, Chamberlain est Premier Ministre de la Grande-Bretagne lorsque la guerre éclate.

Réalisant qu’il n’a pas l’étoffe d’un chef de guerre, il décide de nommer lui-même son successeur.

Son choix se porte sur un certain Lord Halifax, au détriment d’un autre Lord : Winston Churchill.
Il convoque alors Churchill pour lui annoncer sa décision et obtenir de lui qu’il accepte de faire partie du cabinet d’Halifax en tant que numéro 2.
Il lui demande aussi de confirmer son accord le lendemain devant Halifax, lors d’un entretien à 3.
Churchill, par sens du devoir, par patriotisme, donne sa parole…

Un homme de presse influent de l’époque, Lord Beaverbrook, apprend l’affaire. Catastrophé, il va trouver Churchill et lui dit « Vous ne pouvez pas laisser faire cela ! Halifax est un incapable, il nous conduira au désastre ! Sir Churchill, en ces temps difficiles, ce dont l’Angleterre a besoin, c’est d’un homme comme vous ! Je vous en conjure, dénoncez cet accord ! »
Mais Churchill est un homme d’honneur : il a donné sa parole et ne saurait la reprendre.

Beaverbrook lui propose alors la chose suivante :
« Demain, lorsque devant Halifax, Chamberlain vous demandera de confirmer votre accord, ne répondez pas. Gardez le silence pendant toute une minute avant de dire oui !
Au nom de l’Angleterre, je vous le demande ! Et préparez-vous bien, Sir Winston. Car cela risque d’être la minute la plus longue de votre vie ! »

Churchill trouve l’idée un peu saugrenue et ne voit pas bien comment cela pourrait changer les choses. Mais il a de l’amitié et de la considération pour Beaverbrook.
Il accepte.

Le lendemain, Churchill et Halifax sont dans le bureau de Chamberlain, à Downing Street.
Lorsque Chamberlain dit : « Voulez-vous, je vous prie, confirmer à Lord Halifax que vous acceptez d’entrer dans son cabinet ?», Churchill aborde un large sourire et… ne dit rien.
10 secondes, 20 secondes se passent : il se tait.
30 secondes, 40 secondes s’égrènent : pas un mot ne sort de sa bouche.
Et avant que la minute ne soit tout à fait écoulée, Lord Halifax, qui ne s’était pas préparé à vivre cette épreuve, craque et dit :
« Non non. Ce n’est pas possible de demander ça à Sir Churchill. C’est lui qui doit être Premier Ministre »

Et c’est ainsi que Winston Churchill a présidé aux destinées de la Grande Bretagne lors de la deuxième guerre…

« Il faut 3 ans à l’homme pour apprendre à parler.
Il lui en faut 50 pour apprendre à se taire » Hemingway.

La minute de silence, pensez-y ! »

 

Mieux se comprendre …

Chers Amis,

Avez vous parfois l’impression d’être manipulé?

Si vous répondez affirmativement à cette question, demandez vous quel aspect de vous est utilisé, sur quel bouton a t’on appuyé pour vous faire réagir?

Voici 3 règles à afficher devant nos yeux et à apprendre par coeur  🙂

– Ma responsabilité consiste à demander, non pas à obtenir

– Je ne suis pas forcément concerné par ce qu’on me demande, ce qu’on me reproche, ce qu’on pense de moi

– Un monde sans barrière est un monde confus. Quand je ressens non et que je dis non, je lutte contre la confusion et je clarifie ma vie .

Valérie GUHUR

 Pour l’Analyse Transactionnelle, notre personnalité est divisée en 3 états: celui que nous avons de naissance (l’enfant) qui est présent toute notre vie, celui que nous acquérons par l’éducation et que nous renforçons par nos valeurs (parent) et celui vers qui nous tendons à devenir (l’adulte).

L’enfant représente la partie créative et ludique de notre personnalité. Il peut être adapté, pour plaire aux autres et éviter le rejet. Il s’efforce alors de se faire bien voir. Mais il peut être rebelle. Il ne tient pas en place et se sent vite oppressé. Pour s’affirmer il a tendance à s’opposer.

L’état de parent est également divisée en 2 parties : le parent normatif ou autoritaire qui critique, condamne et désapprouve ou le parent nourricier qui aime encourager, soutenir, donner des permissions.

L’état adulte nous fait analyser les situations et prendre des décisions sans être la proie à des émotions ou des jugements. Il est détaché, non par indifférence, mais pour être en dehors de l’agitation de l’enfant et de l’autorité du parent.

Toute la journée, nous voguons sur un flot d’informations, de pensées, d’émotions.

Nos états internes sont « manipulés » par 4 mythes :

– j’ai le pouvoir de rendre les gens heureux. Donc, si l’autre n’est pas heureux c’est de ma faute.

– j’ai le pouvoir de rendre les gens malheureux

– les gens ont le pouvoir de me rendre heureux

– les gens ont le pouvoir de me rendre malheureux

Ces mythes sont très puissants puisque beaucoup sont persuadés que le bonheur vient de l’extérieur: de telle personne, de telle profession, de tel environnement, de telle situation matérielle. D’après Eric Berne, le père de l’Analyse Transactionnelle, le bonheur dépend de 5 règles : savoir recevoir, savoir demander, savoir refuser et savoir se donner à soi-même.

Ainsi, en reconnaissant lequel de nos états internes est activé, nous ne sommes jamais, sauf exception, soumis aux conditions extérieures.

 Formez vous avec nos ateliers :

– 12 novembre : Atelier sur la cohésion d’équipe –  Nanterre

– 2 décembre : Conférence sur la réforme du droit du travail avec l’Aframe (Espace Saint Marin – Paris)

– Du 4 au 11 décembre : Perfectionnement à l’approche Erycksonienne (Paris)

Inscriptions et renseignements au : 06 77 64 83 30

BOUGEZ !

N° 11 –  OCTOBRE 2015

« Ils ne savaient pas que c’était impossible ,

alors ils l’ont fait » Marc Twain

Chers Amis,

Que feriez vous, ici et maintenant, au lieu de lire cette lettre si cette journée était pour vous la dernière ?

Mettez en pratique chaque jour quelque chose que vous n’avez jamais expérimentée et décidez aujourd’hui même de vivre une vie extraordinaire en décidant maintenant de devenir extraordinaire. « On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires, et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être » disait le général de Gaulle.

Que voulez vous garder de votre vie? Lorsque vous ne serez plus là, que voulez vous que l’on retienne de vous ? A quel futur rêvez vous?

Engagez vous à fond dans ce choix de vie extraordinaire et pour cela :

– Bougez vous et prenez plaisir à vivre !

– Bougez vous et créez pour vous et autour de vous la fantaisie et la beauté!

– Bougez vous et soyez décidé à réussir, à réaliser tous vos rêves et tout ce qui est extraordinaire pour vous, au jour le jour et pour l’avenir

– Bougez vous et décidez par vous même là où vous commencez, là ou vous vous arrêtez et si vous voulez arrêter…

Valérie GUHUR

• TROUVER EN MOI LA SOLUTION (dédicace spéciale …)

Chacun de nous possède les ressources nécessaires pour vivre heureux et les capacités pour acquérir de nouvelles ressources plus adéquates en cas de besoin.

La preuve est qu’il nous serait impossible de nous sentir mal à l’aise si nous n’avions pas en nous la solution à notre problème. C’est la dissonance intérieure entre ce que -inconsciemment- nous savons être mieux pour nous et la présente réalité qui provoque cette sensation kinesthésique désagréable. (un peu comme un musicien qui grimace à la fausse note du pianiste en herbe : il a la « bonne « mélodie en lui et c’est l’erreur extérieure qui le choque.

Nous avons tous en nous les ressources nécessaires pour vivre aussi heureux que nous le rêvons. Si nous n’avions pas ancré profondément en nous ce qu’est le bonheur dans notre représentation, nous ne saurions pas être malheureux.

Lorsque nous atteignons la réalisation extérieure de notre rêve intérieur ou lorsque nous adaptons notre représentation intérieure à notre réalité extérieure, les disharmonies, les dissonances cessent et nous ressentons alors cette très agréable sensation intérieure que l’on appelle « le Bonheur ».

 Formez vous avec nos ateliers :

– du 2 au 9 novembre : Formation sur l’hypnose et la communication Erycksonienne

– 12 novembre : Atelier sur la cohésion d’équipe –  Nanterre

– A partir du 9 novembre : Formation « Développer mon activité de Coach avec le modèle ComColors  » Etampes

Inscriptions et renseignements au : 06 77 64 83 30