La recherche de l’excellence cache t’elle une peur …

Mettre en avant l’excellence technique, la compétence pure ou la performance me semble souvent louche.

Qu’il s’agisse d’un cadre, ou d’un salarié cherchant à faire valoir sa compétence, ou d’une entreprise recherchant la performance maximale, le simple fait de désigner ces objectifs comme prioritaires indique à lui seul le caractère illusoire des valeurs humanistes souvent défendues dans le même temps.

Nous ne sommes pas des monades isolées, menant des existences parallèles. Qu’est ce donc qu’une compétence individuelle si elle ne s’accompagne pas d’un sens de la relation, d’une capacité d’écoute ou d’empathie? Quant à la recherche de performance, elle s accompagne souvent d’un souci du bien-être au seul motif que ce bien-être participerait de cette performance…

La mythologie nous éclaire sur cette question. Rappelez vous Arachné, cette jeune fille ultra compétente dans l’art du tissage, mais particulièrement arrogante. Elle raconte à tout le monde qu’elle est la meilleure, la plus habile, la plus rapide : elle serait même meilleure que les dieux.

Sa réputation parvient à Athéna qui déesse de la guerre est aussi celle de l’Artisanat et des Tisserands. Et cela l’énerve prodigieusement . Elle va alors lui rendre visite déguisée en vieille dame en lui proposant de corriger ses dires.

Mais Arachné n’en démord pas : elle est la meilleure ! La déesse reprend alors son vrai visage et propose à l’arrogante un duel de tissage. Athéna reconnait alors le talent d’Arachné mais elle est folle de rage et l’humilie alors de son glaive en la transformant en minuscule araignée. AInsi enfermée dans ce corps, elle pourra continuer à exprimer son excellence technique mais coupée à jamais du monde des hommes.

Que nous dit ce mythe ? Que l’excellence technique n’est pas tout. Elle n’est vraiment valorisable que si on lui associe des qualités humaines. Je n’ai pas assez confiance en moi pour m’adapter, improviser, demander aux autres ce qu’ils en pensent? Alors je m’accroche à mon ultra-compétence, à ce que je sais très bien faire. Si la compétence est une condition de la confiance, la confiance ne se réduit pas à la compétence.

Avoir confiance, ce n’est pas seulement répéter ce que l’on a déjà fait des centaines de fois. C’est aussi oser sortir de la répétition pour essayer de faire ce que l’on a encore jamais fait.

C’est cette vérité de la confiance que marque la survalorisation de la compétence technique.

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« Certaines personnes entrent dans notre vie et laissent une empreinte sur notre coeur, et nous ne sommes plus jamais les mêmes.

Certaines personnes entrent dans notre vie et s’en vont rapidement … Certaines restent quelque temps et embrassent nos rêves silencieux.

Elles nous aident à prendre conscience des vents délicats de l’espoir … et nous découvrons que chaque esprit humain cache des ailes qui aspirent à voler.

Elles aident notre coeur à voir que le seul escalier qui mène aux étoiles est tissé de nos rêves … et nous nous découvrons sans peur pour gagner les hauteurs.

Elles célèbrent l’essence vraie de qui nous sommes … et ont la foi en tout ce que nous pouvons devenir.

Certaines personnes nous éveillent à de nouvelles et profondes réalisations .. car nous recevons la perspicacité du chuchotement de leur sagesse.

Durant toute notre vie, de précieuses âmes nous sont envoyées … visant à partager notre voyage. Que leur séjour soit bref ou long, elles nous rappellent pourquoi nous sommes ici.

Pour apprendre … pour enseigner … pour nourrir … pour aimer.

Certaines personnes entrent dans notre vie pour éclairer régulièrement notre chemin et guider chacun de nos pas. Leur foi brillante en nous nous aide à croire en nous mêmes.

Certaines personnes entrent dans notre vie pour nous enseigner l’amour … l’amour qui réside en nous-mêmes.

Allons vers les autres et ressentons le bonheur supprême du don car l’amour est bien plus riche en action qu’il ne l’est en paroles.

Certaines personnes entrent dans notre vie et poussent nos âmes à chanter et font danser notre esprit. Elles nous aident à voir que tout sur la terre fait partie de l’incroyable de la vie … et qu’il nous est toujours possible d’en ressentir la joie.

Certaines personnes entrent dans notre vie et laissent une empreinte sur notre coeur et nous ne sommes plus jamais les mêmes…

Merci à ceux qui en font partie.


(Source Marcelle Della Faille) 
 



Sommes nous vraiment libres d’être libres ?

D’après un sondage IFOP pour le journal Opinion, 46% des personnes interrogées considèrent le mot LIBERTE comme le mot le plus important de notre devise nationale.

La même enquête nous révèle  que nous aimons l’esprit d’initiative, tout en estimant que l’Etat devrait davantage nous prendre en charge …

Autre paradoxe : nous tenons à décider seuls de nos existences tout en revendiquant nos addictions à nos écrans, à notre travail, à nos agendas, en confondant très souvent l’urgence de l’important .

Devoir assumer seuls nos choix sans pouvoir accuser quiconque de nos erreurs donne parfois le vertige…

Qu’est ce que la liberté?

Ne suivre que notre instinct?

Changer d’orientation professionnelle à 50 ans?

Ne plus être déterminé par notre histoire familiale et notre inconscient?

Chez Tout est en Toi, nous considérons que le premier pas pour devenir vraiment acteur de sa vie est de quitter la position de victime. En nous répétant « Il faut », « je dois » – comme probablement nos parents nous l’ont affirmé et en nous culpabilisant de trahir leurs attentes même si ils ne sont plus là – nous nous empêchons de découvrir nos vraies possibilités.

Débutons nos phrases par « J’ai envie » et n’hésitons pas à couper le mot en 2 parties : EN VIE !!!

Si nous ne sommes pas responsables des blessures subies dans l’enfance et dont le souvenir traumatique nous emprisonne, nous sommes responsables des pensées et des images qui surgissent en nous quand nous les évoquons.

La vraie question à se poser est : « qu’est ce qui m’empêche de … »

Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais les évaluations prononcées sur les choses

Notre réaction aux événements est en grande partie guidée par nos filtres, nos croyances, notre ego. Nous interprétons les faits, les étiquetons, leur donnons un sens subjectif. C’est donc souvent notre évaluation qui est responsable de ce que l’on ressent, plus que la chose évaluée.

Nous affirmons qu’il ne fait pas beau, alors que la pluie, en soi, est neutre.  Pour Épictète, notre énergie doit être au service de l’élévation de notre raison : si l’on ne peut contrôler les événements, on peut apprendre à choisir notre réaction. Et si cet apprentissage passait par une phase d’acceptation ? C’est parce que j’accepte les choses que je cesse de les juger compulsivement.

Ne cherche pas à faire que les événements arrivent comme tu veux, mais veuille les événements comme ils arrivent, et le cours de ta vie sera heureux

Un des éléments-clés de la philosophie d’Épictète repose sur la nécessaire distinction entre ce qui est de notre ressort (le jugement, l’impulsion, le désir…) et ce qui ne l’est pas (l’avoir, la réputation, le pouvoir…).

Quand les événements ne se déroulent pas comme on l’aurait souhaité, accepter ce qui survient, sans résignation ni regret, permet de rester centré, en phase avec l’instant présent, sans s’abîmer dans la colère, l’amertume ou le pénible sentiment d’impuissance.

L’ancien proactif que j’étais a découvert un certain plaisir à se laisser aller à accepter ce qui arrive sans chercher à reprendre en main les rênes d’un destin qui, pour une part au moins, nous échappe. Se glisser dans le flot de la vie et accueillir ce qu’elle nous donne…

Combien de temps différeras-tu encore de te juger toi-même digne du meilleur, et de ne transgresser en rien ce que décide la raison ? […] Quel maître attends-tu donc encore pour lui confier le soin d’accomplir ta propre correction ?

Souvent, ce que je recherche avidement à l’extérieur, c’est à l’intérieur de moi-même que je peux le trouver. La sagesse  émerge du tréfonds de mon âme. « Fouille au-­dedans », conseillait Marc Aurèle, lui-même profondément influencé par la pensée d’Épictète.

L’empereur philosophe affirmait : « Il est absolument évident qu’il n’y a dans la vie nulle situation plus propice à la philosophie que celle où tu te trouves maintenant ! » Une phrase qui me vient souvent à l’esprit quand je dois affronter une situation désagréable…

Personne d’autre ne te nuira si toi, tu ne le veux pas. On te nuira à partir du moment où tu jugeras que l’on te nuit

Nous pouvons, en effet, décider de ne pas nous laisser atteindre par un événement extérieur, et choisir délibérément de conserver notre sérénité. Cette attitude ne nous est pas forcément naturelle, mais si nous en faisons l’effort initial, le bénéfice que nous en retirons est tel que nous en adoptons vite l’habitude.

Imaginez que vous parveniez à n’être en rien touché par la mauvaise action d’un autre à votre égard, par une injure, une marque de mépris, le jugement d’un collègue ou d’un voisin. Quelle liberté ! Quel bonheur !

C’est tout ce que je vous souhaite en ce début d’année !

L’empathie ou comment rentrer dans les chaussures de l’autre sans attraper ses ampoules…

« Essaie de me comprendre », « mes-toi à sa place »… ces invitations se heurtent souvent à un obstacle de taille : nous n’y arrivons pas, ou mal. Est-ce parce que nous manquons d’empathie ?

A la maternité, le jeune Sacha, 3 jours, se met à hurler. Aussitôt, la petite Rosaline l’imite. Dans a chambre d’à côté, Gary joint sa voix à ce concert de lamentations?

Nous venons au monde avec une tendance innée à faire comme les autres. Détail intéressant : le nouveau-né de 3 jours hurle davantage s’il perçoit les pleurs d’un bébé du même âge que s’il entend ceux d’un bébé plus âgé.

Ce pouvoir d’imitation serait un héritage de notre passé le plus archaïque, lorsque nos ancêtres, confrontés aux bêtes de proie et à la violence des éléments naturels devaient immédiatement saisir les signaux de détresse émis par leurs semblables pour sauver leur peau.

Pouvons nous pour autant affirmer que nous naissons empathiques  l’empathie étant la capacité de partager et d’éprouver les sentiments les l’autre? Prêts à nous mettre à sa place et à partager son vécu? Non, sans hésitation ! Seule la capacité de distinguer le moi du non-moi permet de faire preuve d’empathie ou de sympathie. Or, le début de notre existence est marqué par la relation fusionnelle avec notre mère, perçue comme une extension de notre propre corps.

Pour accéder à cette connaissance intuitive de l’autre, toute une machinerie neuronale est nécessaire qui implique l’observation,  la mémoire, le raisonnement. Si le système miroir nous incite à calquer automatiquement nos gestes et expressions sur ceux d’autrui, nous devons aussi posséder un système limbique (le cerveau des émotions) mature et une capacité de raisonnement .

S’identifier à quelqu’un revient à se reconnaitre en lui. Nous nous identifions plus naturellement à ceux que nous admirons, qui nous servent d’idéaux. Ce de fait, la frontière entre moi et l’autre ne sera jamais nette. Jusqu’à la fin de notre vie, nous aurons tendance à projeter nos propre émotions et pensées sur l’autre, à lui attribuer nos états d’âme, à faire de la lecture de ses pensées (je sais bien ce que tu penses de moi, inutile de te taire).

En réalité, nous ne pouvons que le conjoncturer et nous nous trompons souvent. Jung affirme que nous somme tous connectés . C’est la fameuse contagion émotionnelle. L’outil le plus capable de nous sauver de la confusion est le langage qui permet d’expliquer et de transmettre au monde le fond de nos pensées.

L’empathie ne mène pas forcément à  la sympathie, à l’altruisme ou à la compassion. Pour me mettre à la place de l’autre, je dois me soucier de son sort et de son opinion. C’est une position éthique.

Je dois décider de me décentrer en imaginant ce qui se passe en lui tout en ayant conscience que je ne suis pas entrain de vivre son drame personnel. Si je m’effondre en même temps que lui, je ne vais pas lui être très utile !

Quand l’autre nous demande de nous mettre à sa place, il nous dit généralement « Essaye de me comprendre, sois là pour me soutenir » sans exiger le sacrifice de notre vie.

Je ne peux réellement me mettre à sa place car cette place est unique. Le meilleur service que je puisse lui rendre est de respecter sa singularité et de me soucier de l’autre en tant qu’être distinct de moi.

 

Voir avec un autre angle de vue …

« Un aveugle qui ouvre ses yeux, et qui voit pour la première fois, 

ne devrait pas les réfermer et se dire qu’il n’a rien vu. »

Il était une fois une petite grenouille qui vivait confortablement au fond d’un puits. Chaque jour, elle admirait une partie du ciel se refléter sur l’eau opaque de fils puits. Ce dernier était suffisamment profond pour qu’elle s’amuse à plonger et à nager. Elle aimait aussi sauter en rond sur les pierres qui supportaient son mur circulaire. Avec le temps, elle apprit à connaître chaque recoin de celui-ci.

Par une journée très chaude, une grenouille voyageuse sauta dans le puits pour se rafraîchir.
« Bienvenue » dit la grenouille du puits. »
« Bonjour. J’ai fort soif, est-ce que je peux boire de votre eau »
 dit la grenouille voyageuse.
« Bien sûr, buvez autant que vous voulez. »

Après avoir bu abondamment, la grenouille dit:
«  Je voyage depuis l’aube pour visiter ma grand-mère qui habite de l’autre côté de la forêt près de la rivière. Et comme j’avais chaud, je me suis permis de sauter dans vos puits. » 
« Vous avez bien fait »! Mais où se trouve le puits de votre grand mère ? »
« Il ne s’agit pas d’un puits, mais d’une rivière. »
« Plus qu’est-ce qu’une rivière »
« C’est un endroit où l’eau coule constamment. On peut comparer une rivière à un immense puits qui est continuellement renouvelé d’eau fraîche. »
« Vous vous moquez de moi. Comment est-ce qu’un puits peut couler constamment sans se vider, c’est impossible! Et comment fait-t-on pour y tourner en rond sans murs »? »
«Mais pourquoi voulez-vous donc tourner en rond? »
« Mais parce que c’est la vie de tourner en rond enfin! »
  s’exclama la grenouille des puits.
«Vivre à la surface du sol, sans aucun mur, sous un ciel immense. C’est la liberté et c’est ça la vraie vie! Ne me dites pas que vous n’êtes  jamais sortie de l’eau stagnante »  répliqua la grenouille voyageuse.

La grenouille du puits tourna le dos et réfléchit. Elle essaya d’imaginer la vie sans les pierres de son puits, ces belles pierres qu’elle connait depuis son enfance. Elle essaya d’imaginer vivre sans la beauté du ciel qui se reflète quelque chose sur l’eau brune du fond des puits.

«Non vraiment, un cours d’eau et un ciel immense, mais quelles sottises est-elle en train de me raconter? »

Elle commença alors à avoir peur, s’imaginant que la grenouille voyageuse montait un stratagème pour lui voler son beau puits.
«Allez-vous-en, sortez de mon puits, retournez à la surface sous votre ciel immense! » dit-elle sur un ton menaçant. »
Surprise, la grenouille voyageuse déguerpie rapidement, alors que la grenouille des puits retourna à son occupation préférée : tourner en rond. Elle était très heureuse d’avoir su protéger son puits.

Enfermé dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriqués et que nous prenons pour la totalité de l’univers, rares sont ceux d’entre nous qui peuvent imaginer qu’il existe une autre dimension de la réalité.   

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Communiquer ou informer

La sagesse un sage cherche à communiquer avec toujours un air de folie »
Hermann Hesse
 
COMMUNIQUER OU INFORMER?

Chers Amis,

Mes dernières rencontres avec les coachés m’ont confirmé qu’il n’existe pas de séparation entre les individus!
La dichotomie entre le professeur et l’élève, le thérapeute et le patient, le responsable et son N-1 relève d’une vision linéaire et dualiste de la communication.
Elle n’est pas recevable dans la nature de la communication!
C’est une erreur de considérer dans une relation, le comportement de l’un comme la cause du comportement de l’autre. L’un et l’autre s’influencent mutuellement. Au même titre, l’eau n’est pas la simple addition des propriétés de l’oxygène et de l’hydrogène mais un résultat particulier de leur mise en relation, les comportements humains sont moins liés aux individus en eux-même La qualité émergente de leurs relations.

Je pense à un couple venu me voir dernièrement: la femme reproche à son conjoint de négliger le foyer alors que lui, récrimine contre sa compagne qui selon lui cherche le conflit dès qu’il rencontre les pieds à la maison. Compte tenu du climat à l’arrivée, Lui fait en sorte de rentrer de plus en plus tard, alors qu’Elle s’irrite de plus en plus violemment des retards toujours plus importants de son conjoint.

Voilà un exemple typique de conflit rendu insoluble par les deux protagonistes car il n’envisage pas la situation dans une perspective linéaire (c’est de sa faute!). Chacun cherche maladroitement à corriger le comportement de l’autre et plus son corrigent … plus le truc d’amélio.

Les erreurs de la communication sont très souvent liées au non-prix en compte du fonctionnement circulaire de la communication. Dans l’exemple du couple ci dessus, il s’agit de changer l’optique selon les membres du couple appréhendent le conflit et de leur demander et attendent de leurs relations. Quelle est la finalité de celles-ci? Il est alors possible de dégager de nouvelles règles interactives qui satisferont ses aspirations communes. La tendresse de l’humour et les vertus de la créativité sont des moyens précieux pour sortir de ce genre de cercle vicieux!

Communiquer, ce n’est pas seulement informer: une dimension supplémentaire, fondamentale, s’ajoute à l’information: la qualité de notre relation avec l’autre. La fluidité des échanges d’informations est liée à la qualité des relations établies entre les individus.
C’est essentiel l’estime, la confiance, la valorisation qui facilite l’intégration des informations.
Si l’information est un système de signes, la communication qui inclut la relation leur donne du sens.

L’explosion actuelle des supports d’information entraîne une perte de sens et de la raison la plus importante d’améliorer la communication interhumaine, c’est à dire les relations.

Il ne suffit pas de transmettre plus d’informations sur les signes, il faut s’assurer que du sens passe et savoir qui la qualité de la relation est le meilleur vecteur pour y contribuer.

Les mots sur les maux

 
 

« Lorsqu’il n’y a plus de mot, ne cherche pas à parler.
Le silence a sa propre éloquence parfois plus précieuse que les paroles »

Elisabeth Kübler-Ross

Sans les mots, il est difficile de communiquer nos expériences.
Pourtant, il est souvent difficile de faire partie de nos expériences sensorielles et émotionnelles . Le langage verbal n’est-il qu’une traduction de ce que nous vivons au fond de nous même.

Le langage verbal, même si nous essayons de le rendre le plus neutre possible reste amplification coloré de connotations.
C’est pour cela que très souvent, les mots atteignent l’autre plus qu’on ne le croit. Associés à des expériences de vie différentes, ils déclenchent parfois des effets imprévisibles.

Pour s’entendre, il est magique d’utiliser l’écoute actif (celui qui cherche à comprendre et non pas à répondre) et d’amener ainsi son interlocuteur à clarifier le sens des mots qu’il nous permet de nous permettre Connecteur à l’expérience à laquelle il se propose.
Sans référence à la «carte du monde de l’autre», le mot reste pour celui qui l’entend, un fils simple.
Il existe toujours un écart entre les mots et ce qui sont expriment.

Ou, nous dépendons plus que nous le croyons du langage verbal que nous utilisons car celui-ci moins moins important la réalité qu’il ne crée. Comme l’écrit Pierre Bourdieu « Nous faisons le langage qui nous fait ». Nous voyons ce que le langage nous a sensibilisés et entrainés à percevoir. Les choses qui se passent à la lecture et à la lecture du nomme et le choix nommé finit par exister …

Mais, « le nom n’est pas le choix et la carte n’est pas le territoire ». Les mots peuvent constituer des élastiques qu’il convient de relativiser. Ils peuvent trahir, déformer et limiter notre mode de penser.
Ils sont faits à la fois des moteurs et des freins pour l’action car ils sont porteurs d’émotion.
Ou, l’émotion est ce qui fait bouger ou nous bloque. Nos expériences prennent la direction que notre langage tend à leur imposer. Les mots sont en cours de recherche et d’emprisonner, mener à la solution ou s’en détourner. Faites vous bien la différence entre « je dois y aller » et « ‘je préfère y aller ».

Les mots forment à la fois les barricades que nous sommes conscients ou inconsciemment contre nous même ou les autres et les passerelles qui nous permettent de nous relier aux autres. La solution, pour mieux se comprendre n’est pas de parler plus d’informations sur le langage « de la carte du monde de l’autre » …

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris * »

La  vie est merveilleuse : il n’existe pas de mode d’emploi unique pour nous dire comment être heureux et réussir notre vie.

Imaginez la pauvreté que serait le monde si nous avions tous les mêmes instructions.

En suivant un modèle identique, nous serions tous des clones .  Nous  produirions les mêmes choses, suivrions le même chemin et aurions les mêmes rêves ou espérance. Quelle tristesse !

C’est portant exactement ce qui se passe actuellement dans nos écoles ; nous donnons à nos enfants à apprendre tous les mêmes choses alors qu’ils sont tous différents.

C’est aux frontières de l’école que commence notre réel apprentissage : l’apprentissage de nous-même. Celui-ci nous invite à regarder en nous, dans notre histoire, nos émotions, notre système cognitif pour découvrir nos passions,  nos rêves, nos dons, notre Excellence… c’est à dire, notre propre mode d’emploi de vie et de réussite.

Soyons tous des Sherlock  Holmes : amusons nous à relever les indices déposés dans notre histoire passée, notre présent et nos envies futures. Au cœur de nos choix, de nos tristesses et de nos joies se trouve la plus belle chose que nous puissions trouver : nous-même.

« Tout est en nous « . En étant pleinement soi, la vie ne peut-être qu’une réussite.

Si nous mettons notre énergie à  suivre un chemin qui n’est pas le notre, nous ne pourrons y trouver ce qui nous épanouit.  Observez nos jardins qui actuellement s’éveillent à la vie : si une jonquille essayait d’être une tulipe, nous dirions qu’elle est ratée… alors qu’en exprimant son identité de jonquille, elle  est juste magnifique et nous fait rêver ! Elle échoue donc en tant que tulipe mais excelle en tant que jonquille…

Il n’y a jamais eu une personne comme vous avant et il n’y en aura plus jamais après… ce serait bien dommage de vouloir être quelqu’un d’autre ! Soyez vous-même dans vos paroles, dans vos actes, dans vos choix, dans vos métiers, dans vos rêves, dans votre vision du monde… Osez exprimer votre singularité ! C’est le plus beau cadeau que vous puissiez faire au monde et à vous-même.

« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris. » phrase d’Oscar Wilde extraite de « l’âme humaine « .

2016 … LE VOYAGE DONT VOUS ETES LE HEROS

Chers Amis,

Alors que 2015 vit ses derniers jours, l’heure du bilan arrive. Nous avons tous connu des joies et des peines au long de cette année.

Parfois devant la violence, nous nous sommes peut-être sentis impuissants…

Gandhi a écrit « Nous devons devenir le changement que l’on voudrait voir dans le monde ».

Je vous invite à réfléchir à cette question pour préparer cette nouvelle année : Comment agir? Comment vivre une vie pleine de sens ? Certains se satisfont de s’installer dans ce que William Thoreau appelle « des vies tranquillement désespérées : ils sont hors du temps et vivent toute leur vie dans une sorte de brouillard.

D’autres en sont incapables et apprennent à reconnaitre dans leurs problèmes ou difficultés « un appel à se réveiller » et à devenir le héros de leur propre vie. C’est ce que je vous souhaite pour 2016 !

ACCEPTER DE NE PAS ETRE PARFAIT !

La propriété principale du perfectionnisme est la peur de l’échec. Le perfectionniste en fait sa force motrice. une seule chose compte pour lui : atteindre son but.

Son premier souci est de ne pas tomber, dévier, trébucher, s’écarter du but. Il cherche en vain à faire rentrer de force sa réalité dans sa grille de lecture. Quand il lui arrive de « manquer son coup », de se retrouver face à face avec ses imperfections bien humaines, il est catastrophé.

Son monde est simple : il est bien ou mal, bon ou mauvais, tout est réussite ou échec. Il ne connait qu’un moyen de parvenir à ses fins: la ligne droite. La voie qu’il se trace (pour lui et les autres) est rigide, statique. le langage qu’il utilise multiplie les « on doit », les « il faut »…

Chez lui, les sentiments n’ont pas de place dans le processus de décision. Ils sont nocifs parce que susceptibles d’altérer la volonté , de changer. La surprise, c’est dangereux : l’avenir doit être connu. Le changement c’est l’ennemi !

Aristote a proposé un principe directeur qu’il a appelé la « doctrine du juste milieu ». Selon lui, la vertu, au sens d’excellence, n’est pas une disposition naturelle de l’individu mais le « milieu entre un défaut et un excès de cette même qualité.

Respecter la réalité, c’est accepter ce que nous sommes, avec notre potentiel, nos limites, notre humanité. En comprenant que la souffrance fait partie intégrante de la vie et que le malheur peut avoir des effets positifs dans les domaines de la sagesse et de la compassion, nous nous préparons à mieux l’accepter. L’estime de soi (dont l’acceptation de soi est un élément fondamental) est le système immunitaire de la conscience. Si j’ai un système immunitaire fort, cela ne signifie pas que je ne tombe jamais malade mais que je le suis moins souvent et que je me remets plus vite. Quand on apprend à accueillir favorablement les difficultés, les échecs, la souffrance devient une instrument d’évolution positive.

Alors que nous reprochons rarement aux autres d’être faillibles, nous refusons fréquemment nos propres manquements. Pourquoi appliquer des critères différents selon les cas? Pourquoi cette générosité envers autrui et cette sévérité quand il s’agit de soi?

Etre capable d’autocompassion,  savoir se montrer indulgent avec soi-même  c’est accepter ses pensées et émotions douloureuses. C’est aussi accepter que les difficultés font partie de l’expérience  humaines, se pardonner quand on se trompe.

L’éloge de l’altruisme a déformé la règle d’or . Pour aimer les autres il faut d’abord savoir s’aimer soi même car comme le dit le philosophe Ayn Rand « pour dire « Je t’aime » il faut d’abord savoir dire JE »

Bonne année 2016 à tous.